Test & Avis : les souliers Bridlen

Article mis à jour pour tenir compte de modifications que la marque compte apporter à certaines de ses gammes.

Si vous n'avez jamais entendu parler de Bridlen ce n'est pas surprenant puisque nous sommes les premiers du web francophone à parler d’eux. Peut-être parce que les Lucaca, Valérien et tous les autres sont trop occupés à se palucher sur une énième marque en private label lancée façon Max Suceur. Non qu'il s'agisse de nous auto-congratuler comme beaucoup d'autres ont tendance à le faire dès qu'il s'agit de présenter une nouvelle “maison aux prix placés”, mais il s’agit simplement de souligner que ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de présenter en détail un “nouveau” fabricant.

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Les origines de Bridlen

Bridlen est un fabricant de souliers qui été co-fondé par Mr Hasan, le défunt père de l'actuel dirigeant Mohamed Affan, et Mr Watanabe. Pour ceux qui sont étrangers au monde de la chaussure, Jose Maria Watanabe est également impliqué chez Meermin en tant que directeur commercial, et a été à l'origine de l'implantation de la marque au Japon à ses origines. Il s'agit donc de quelqu'un qui ne manque pas d'expérience et surtout cela explique pourquoi Bridlen est une marque qui existe sur le marché japonais depuis 2011 avec une boutique en ligne doublée d'une activité de private labeling pour les grands distributeurs (pensez Isetan pour ceux qui connaissent) et autres fabricants de costumes japonais. Avant cela l’usine d’Hasan servait essentiellement à la fabrication de tiges pour le marché européen. Pour autant l’usine n’est ni localisée au Japon, ni en Europe, mais en Inde.

Le site internet de la marque. (Source: Bridlen)
Le site internet de la marque. (Source: Bridlen)

L’industrie Indienne du soulier

L’Inde est un pays qui prend une place de plus en plus importante dans l’industrie du soulier. Vous l’ignorez certainement, mais il est possible que vous possédiez des chaussures dont la tige a été cousue en Inde sans que cela soit mentionné nulle part. Je vais vous passer les détails légaux des règles d’importations et mentions de fabrications, mais un bon nombre de marques font piquer leurs tiges en Inde, ou encore utilisent des doublures en cuir de chèvre Indienne, tout en ayant la possibilité d’indiquer fièrement un “made in England” ou “fabriqué en France” sans que cela ne pose le moindre problème. Déjà dans les années 90 un certain nombre de marques Américaines comme Anglaises délocalisaient tout ou partie de leur production en Inde. Cette tendance n'a fait que s’accélérer au fil des années, favorisée par la rapide croissance du pays et bien évidemment par sa compétitivité salariale. Qu'il s'agisse de Loding, Loake, Herring, Grenson, Florsheim, Allen Edmonds…. Tous font fabriquer en Inde, parfois depuis très longtemps et avec un degré d’exigence variable. Car c’est là que le bât blesse, la production Indienne a souvent été très justement critiquée pour son manque de qualité.

On peut débattre pendant longtemps de la qualité des chaussures fabriquées en sous-traitance pour les marques Anglaises, Françaises, Italiennes, Américaines… Le fait est qu’elle ne m’a jamais impressionnée puisqu’elle a toujours été faite dans une optique de baisse des coûts et d’augmentation des marges. Le paradigme avec Bridlen est différent puisque leur objectif est de se faire connaître en tant que fabricant et ils sont avec quelques autres usines parmi les précurseurs de l’industrie du soulier Indien à vouloir se lancer avec leur propre marque. Si vous suivez un peu l’actualité internationale de la chaussure vous connaissez déjà Toramally, une autre marque indienne qui s’est spécialisée dans le cousu trépointe ou vous n’aurez pas manqué de remarquer que Luxire en plus de faire des chemises et pantalons se sont également lancés dans la chaussure (en faisant appel à une usine tierce pour la production). Signes que l’industrie indienne de la chaussure commence à entrer en effervescence et à se faire connaître à l’international autrement que pour sa sous-traitance.

Présentation de Bridlen et de leur offre

Avant d’entrer dans le vif du sujet et de commencer à parler vraiment de ce qui nous intéresse, à savoir les souliers, nous allons rapidement présenter ce que Bridlen propose à la vente afin de mieux situer la marque sur le marché actuel. Bridlen dispose principalement de 3 gammes, la Founders line, la Main line (toutes les deux cousues Goodyear) et enfin l’Essential collection en cousu Blake et originellement réservée uniquement au marché Indien, cette gamme sera bientôt disponible au reste du monde. Il existe quelques collections intermédiaires mais qui concernent surtout des chaussures plus décontractées du type blutcher ou loafers non doublées. Nous allons donc seulement nous intéresser à la Main line et à la Founders line. Toutes les chaussures sont fabriquées à la commande, il s’agit donc d’un système de made to order (MTO). Notez également que toutes les chaussures sont livrées avec un chausse-pied en bois, des lacets supplémentaires, et deux pochons de rangement.

La Main line, compose comme son nom l’indique la colonne vertébrale de la marque avec une gamme construite autour de 30 modèles, (richelieu, derby, wholecut, mocassin…) montés sur 6 formes différentes. Tous les modèles sont en cousu Goodyear sous gravure, le mur de montage est gravé machine, les contreforts en salpa, le bloc talon en cuir et vous avez le choix entre une semelle cuir Argentin ou une semelle caoutchouc. Le cuir Argentin des semelles et de la première de montage sera très bientôt remplacé par un cuir Italien à tannage extra lent. Les prix vont de 208€ à 265€ TVA et frais de ports inclus. Une paire de la Main line sera démontée par nos soins dans un prochain article. Nous présenterons la chaussure plus en détail à ce moment-là.

La paire provenant de la Main line qui va faire l'objet du démontage. (Source: Sartorialisme)
La paire provenant de la Main line qui va faire l'objet du démontage. (Source: Sartorialisme)

La Founders line comme son nom le laisse supposer a été conçue en hommage au fondateur de la marque, il s’agit de la collection avec le cahier des charges le plus exigeant, et la marque entend continuer de le faire évoluer dans ce sens. Pour l’instant vous avez un cousu Goodyear sous gravure, un mur de montage gravé machine, un bloc talon en cuir, une semelle Rendenbach et une sélection de cuirs spécifiques à cette gamme. À l’heure actuelle la Founders line s’articule autour de 3 modèles, une austerity, une adélaïde et une wholecut et un prix de 282€ TVA et frais de ports inclus. Vous avez la possibilité de faire poser un fer encastré de type Lulu ou Triumph sur simple demande.

Maintenant que vous en savez un peu plus sur Bridlen et sur ce qu’ils font nous allons nous pencher sur l’austerity brogue qui nous a été envoyée. Bridlen a eu la gentillesse de nous envoyer des photos de la paire pendant sa fabrication. Les autres photos ont été effectuées par mes soins.

L'austerity brogue de notre test, il s'agit d'un modèle de la Founders line. (Source: Sartorialisme)
L'austerity brogue de notre test, il s'agit d'un modèle de la Founders line. (Source: Sartorialisme)

Le style

Nous n’allons pas aborder plus que cela les questions de style. Les blogs adorent en faire des tonnes là dessus car ils n’ont rien d’autre à dire, personnellement ça m’ennuie au plus haut point. Surtout que dans le cadre d’une production industrielle qui doit plaire au plus grand nombre, vous n’allez pas avoir une cambrure extrêmement pincée, vous n’allez pas avoir des proportions exagérées, ou un patron ultra révolutionnaire. Vous êtes donc en présence d’une paire de Richelieu noire sur un patron de type austerity brogue avec un bout carré assez marqué. Il n’y a pas besoin de partir dans un élan de lyrisme con pour expliquer cela. Le modèle est à mon sens bien proportionné et plutôt racé pour de la chaussure industrielle, il évite l’écueil d’être lourd ou pataud. La finesse du piquage est très appréciable, mais nous allons revenir là dessus plus tard.

Les proportions sont bonnes. La lisse a été fraisée, la roulette PP gagnerait à être plus marquée mais à ce prix c'est du chipotage. Les plis sur la claque sont des plis d'aisance. (Source: Sartorialisme)
Les proportions sont bonnes. La lisse a été fraisée, la roulette PP gagnerait à être plus marquée mais à ce prix c'est du chipotage. Les plis sur la claque sont des plis d'aisance. (Source: Sartorialisme)

La forme

Tous les modèles de la Founders line sont basés sur la forme “Deus”. Il s’agit de la forme la plus récente lancée par la marque, elle se distingue par son bout carré. Elle est décrite comme étant généreuse et adaptée pour les pieds large, néanmoins je vous invite à prendre cette information avec des pincettes. Elle n’est pas nécessairement fausse, mais c’est simplement une information relative. Si vous avez lu notre article “Comment choisir un soulier : chaussant, forme et taille.” vous savez que les marques basent leurs standards sur les caractéristiques morphologiques dominantes du marché qu’elles souhaitent investir. Dans le cas de Bridlen il s’est agi pendant de nombreuses années du Japon et au cas où vous l’ignoriez les Japonais n’ont pas les mêmes pieds que les Européens. Ce qui est large pour eux a tendance à être plus standard en Europe.

En dehors d'une légère compression au niveau du cou de pied la forme me convient bien (Source: Sartorialisme)
En dehors d'une légère compression au niveau du cou de pied la forme me convient bien (Source: Sartorialisme)

J’ai le pied fin et j’ai toujours été très à l’aise dans les formes considérées comme étroites du marché Européen. En se basant sur mes préférences et sur leur expérience Bridlen m’a conseillé de partir sur une taille 6 uk. Avec le recul une taille 6,5 uk aurait été légèrement plus adaptée, notamment au niveau du cou de pied où je suis un peu comprimé. Pour l’anecdote, sachez que les Japonais ont en règle générale un cou de pied peu prononcé, ce qui explique probablement en partie cela. Après deux semaines le soulier à commencer à se faire à mon pied et est beaucoup plus confortable. Néanmoins les garants restent toujours un peu plus ouverts que ce que j’ai tendance à préférer sur un richelieu. À titre de comparaison la marque m’a recommandé de prendre un 6,5uk pour leur modèle provenant de la Main line et basé sur leur forme “Zip“ et j’ai été immédiatement à l’aise dedans. Sachez enfin que si vous passer commande d’une paire de chaussures et que la taille ne vous convient pas, Bridlen procédera à un échange sans surcoût, ce qui devrait palier à l’absence de magasin physique sur le territoire Européen.

Les garants sont légèrement ouverts à cause de mon cou de pied un peu trop prononcé pour cette taille 6 uk. (Source: Sartorialisme)
Les garants sont légèrement ouverts à cause de mon cou de pied un peu trop prononcé pour cette taille 6 uk. (Source: Sartorialisme)

Le cuir

Si vous avez lu notre article “Qu’est-ce qu’un soulier de qualité” vous savez à quel point c’est un sujet exaspérant à aborder à cause de l’excès de communication fait sur le sujet par toutes les marques qui mentent purement et simplement, galvaudent leur produit ou font du name dropping de tanneries sans avoir de quoi elles parlent. Pour la Founders line Bridlen sourcent pour l’instant leurs cuirs chez Annonay, du Puys et Weinheimer. Des tanneries qui sont donc connues, sans que Bridlen affirme pour autant “avoir le meilleur cuir du monde” car la qualité dépend du grade de la peau choisie et pas du nom de la tannerie. Quand cela est possible Bridlen essayent de sourcer uniquement des cuirs de catégorie A et B, mais quand cela n’est pas possible la marque reconnaît ouvertement bien souvent devoir sourcer des lots de catégorie A/B/C avec une répartition de l’ordre des 30 %/40 %/30 %. Encore une fois cela n’est pas du tout un problème, et cela ne devrait pas vous étonner, c’est la façon dont l’industrie du cuir fonctionne. Toutes les marques qui sont dans le segment de l’entrée et du milieu de gamme font exactement la même chose, à commencer par celles qui sont en private label. Celles qui disent le contraire mentent. N’espérez donc pas des paires immaculées, ce n’est pas la promesse qui est faite ici et de toute façon cela n’existe virtuellement pas en dehors du très haut de gamme.

La tige de ma paire avant le montage. Le cuir est propre et n'a pas encore reçu la moindre couche de finition. (Source: Bridlen)
La tige de ma paire avant le montage. Le cuir est propre et n'a pas encore reçu la moindre couche de finition. (Source: Bridlen)

J’ai volontairement choisi un cuir provenant de Weinheimer Leder pour ma paire car dans cette gamme de prix Weinheimer est légèrement supérieur à du Puy et surtout à Annonay. C’est du moins mon expérience pour avoir pas mal travaillé avec des lots provenant de ces tanneries. Cela ne veut pas dire que les paires fabriquées dans le cuir provenant d’Annonay sont toutes percluses de défauts, où que celles faites avec du cuir Weinheimer sont immaculées, juste que vous avez théoriquement une légère chance d’avoir un cuir un peu plus propre. C'est également un cuir que je trouve personnellement très confortable, assez souple et légèrement plus “gras” au toucher que ceux d'Annonay par exemple.

Le clicking

Bridlen travaille uniquement en MTO et par conséquent la marque fabrique des paires de chaussures et non des lots pied droit / pied gauche. Pour ceux qui l’ignorent les usines de prêt à porter dans l’entrée ou le milieu de gamme font fabriquer des pieds droits et des pieds gauches en séries pour ensuite les assembler en paires, ce qui engendre parfois des différences non négligeables dans l’aspect du cuir d’un pied à l’autre. Un bel exemple de cela est visible dans notre article “Meermin : des chaussures de qualité à moins de 200€ ?”.
À l’inverse la façon dont Bridlen procède permet d’assurer une certaine homogénéité dans l’aspect des chaussures. Cela ne veut pas dire que votre paire va provenir d’une seule et même peau, mais les ouvriers chargés de lever les peaux vont essayer de s’assurer que le grain et la couleur sont constants et ne présentent pas de différences majeures. Les coupeurs évitent systématiquement le cou et le ventre de la peau, et quand c’est possible ils vont utiliser les peaux de catégorie A pour les parties les plus visibles de la chaussure, les peaux de catégories B pour les parties moins visibles alors que les peaux de catégories C sont en générale réservées à la doublure, la languette et la baguette. Sur ma paire le clicking a été fait de façon intelligente, il y a bien quelques veines qui sont visibles mais elles sont placées à des endroits peu gênants. De même par endroit le cuir frisote légèrement mais c’est une fois de plus à des endroits qui ne sont pas très visibles.

Le cuir de cette paire est propre et comporte très peu de défauts. Les coupeurs ont bien fait leur travail, on voit par exemple une zone qui frisote au niveau du contrefort, un endroit peu visible. (Source: Sartorialisme)
Le cuir de cette paire est propre et comporte très peu de défauts. Les coupeurs ont bien fait leur travail, on voit par exemple une zone qui frisote au niveau du contrefort, un endroit peu visible. (Source: Sartorialisme)

Le piquage de la tige

Le piquage de la tige est très propre. La marque fait des coutures très serrées avec une densité qui varie entre 18 et 20 stitches per inch (SPI). Pour donner une idée Carlos Santos, Sendra et Carmina ont en général une densité qui varie entre 11 et 14 SPI ce qui est déjà plutôt dans la moyenne correcte et on parle de chaussures qui ne sont pas dans la même gamme de prix. Le fait que l’usine ait commencé par surtout faire du piquage de tige pour le marché Européen se voit. Le point d'arrêt qui vient renforcer la solidité des garants est cousu main, c’est un détail qui n’est pas en soi déterminant mais certains font passer ça pour un raffinement alors autant le mentionner.

Le travail de piquage est vraiment très propre pour une chaussure à moins de 300€ (Source: Sartorialisme)
Le travail de piquage est vraiment très propre pour une chaussure à moins de 300€ (Source: Sartorialisme)

Le montage

Bridlen s’est spécialisé dans le Goodyear “à l’ancienne” avec un mur de montage gravé machine et une couture à 360°. La différence avec un montage Goodyear à 270° se trouve au niveau du talon. Il n’y a pas de couche point, le mur de montage fait intégralement le tour de la première de montage. Trouver un mur de montage gravé sur une paire de chaussures à moins de 300€ est rare. C’est même une exception tant les murs collés sont devenus légions. En France Weston offre des murs gravés, l’usine de Malinge en produit également. Il y a d’autres marques à travers le monde qui en proposent mais Bridlen n’ont pas une concurrence très rude dans ce domaine, surtout à ce prix.
La première de montage est en cuir (encore une fois certains utilisent du salpa quand il ne s’agit pas de pire…) et dispose d’une belle épaisseur, cela est nécessaire puisque le mur est directement gravé dedans. Il n’est pas question de faire le parallèle avec un mur gravé à la main comme le blog des toujours polis peut le faire, ce n’est pas la même chose.

Le mur gravé machine sur la première de montage. Une technique qui a largement ma préférence par rapport aux murs collés. (Source: Bridlen).
Le mur gravé machine sur la première de montage. Une technique qui a largement ma préférence par rapport aux murs collés. (Source: Bridlen).
La première de montage avant qu'elle ne soit recouverte par de la pâte de liège. L’épaisseur de la couche de liège sera moindre que sur une paire avec un mur collé. Le mur gravé machine ayant une hauteur moins importante, il n'est pas nécessaire d'employer autant de liège. (Source:Bridlen)
La première de montage avant qu'elle ne soit recouverte par de la pâte de liège. L’épaisseur de la couche de liège sera moindre que sur une paire avec un mur collé. Le mur gravé machine ayant une hauteur moins importante, il n'est pas nécessaire d'employer autant de liège. (Source:Bridlen)

La couture petit point a une densité qui oscille entre 8 et 9 SPI, ce qui comparable à ce que font là encore Carlos Santos, Carmina, Sendra et beaucoup d’autres. La couture est plutôt régulière et ne se balade pas sur toute la largeur de la trépointe mais gardez à l’esprit que cela dépend bien souvent de la dextérité de l’ouvrier qui utilise la machine. Le montage est effectué sous gravure, à mon sens la gravure manque un peu de profondeur, c’est quelque chose que l’on rencontre assez souvent, chez beaucoup de marques et ce n’est pas vraiment problématique. Surtout si vous faites poser un patin.

La semelle en cuir Rendenbach. La gravure manque un peu de profondeur mais c'est un détail. Le talon est du type cuir coin caoutchouc et est très bien monté. (Source: Sartorialisme)
La semelle en cuir Rendenbach. La gravure manque un peu de profondeur mais c'est un détail. Le talon est du type cuir coin caoutchouc et est très bien monté. (Source: Sartorialisme)

Les renforts

En ce qui concerne les contreforts ils sont en salpa, généralement les marques dans cette gamme de prix utilisent du celastic. Le salpa est en tout point supérieur au celastic et va avoir pour avantage de se former un minimum au talon du porteur.
Le bout dur est en célastic, ce qui est la norme en prêt-à-porter. La marque a pour projet de passer au cuir pour les contreforts et le bout dur sur la Founders line mais elle ne sait pas encore quand cela sera possible. Le cambrion est en acier et est protégé par une couche de cuir. Généralement les marques utilisent du salpa mais ce n'est pas le cas ici ce qui est un très bon point. Et enfin, la marque utilise des ailettes de renfort en cuir, ce qui est excessivement rare. Normalement les renforts de tige sont bien souvent en tissu, le cuir ne se rencontre que très rarement et cela même sur des chaussures de haut de gamme.

Les ailettes de renfort en cuir, il s'agit d'un modèle différent du mien mais tous en sont pourvus. (Source: Bridlen)
Les ailettes de renfort en cuir, il s'agit d'un modèle différent du mien mais tous en sont pourvus. (Source: Bridlen)

Conclusion

Bridlen proposent avec ses Main et Founders line des chaussures extrêmement compétitives, cela ne fait aucun doute. Le montage est très propre et l’utilisation d’un mur gravé est un excellent choix. Leur objectif avec la Founders line est de continuer à apporter des améliorations, que cela soit dans le choix des matériaux comme dans les méthodes de fabrication avec l’introduction de plusieurs étapes effectuées à la main, si la promesse est tenue c’est une démarche très intéressante et prometteuse. Bridlen ne cache pas avoir encore beaucoup à apprendre et se montre extrêmement humble de ce point de vue, ce qui est toujours une bonne chose. Dans nos échanges avec eux les représentants de la marque ont constamment mentionner être conscient de ce qu’ils peuvent améliorer et demandaient activement notre opinion sur les chaussures. Ils étaient d’ailleurs très réceptifs à l’idée de faire un démontage. Cela change beaucoup de l’arrogance des private labels qui sortent tout juste d’école de commerce et qui prétendent être les meilleurs du monde. Ici ce n’est pas le cas, la marque reconnaît volontiers qu’elle peut progresser sur certains points, mais elle doit composer avec les défauts de ses qualités. En effet l’Inde est encore en plein développement et il est parfois difficile de trouver les bonnes machines ou le personnel compétent pour les utiliser. Globalement le produit est déjà très bon, si la marque parvient à accomplir ses objectifs et à fournir un produit de qualité constante, il y a fort à parier qu’il faudra compter sur eux dans les années à venir.

Le site de la marque : https://bridlen.com/
Leur instagram : @bridlenshoes

31 réflexions au sujet de “Test & Avis : les souliers Bridlen”

  1. Bonjour, tout d’abord merci pour cet article, comme toujours très plaisant à lire et instructif.
    J’espère toutefois que vous ne comptez pas commencer à verser dans l’hagiographie et le publi-rédactionnel comme nombre de blogs, rassurez-moi…
    En tout cas, le match est lancé entre les Vietnamiens soutenus par votre collègue Toujours Poli et les indiens mis en avant par ici par vos soins !
    Cordialement,

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    • Bonjour et merci.
      Nous avons déjà fait des articles du même genre avec Meermin, Luxire, Natalino, Atacama…
      L’article n’est ni sponsorisé ni dithyrambique et sera suivi par un démontage donc je ne vois pas où est le problème.

      Répondre
      • Aucun problème, rien qu’un peu d’ironie de ma part.
        Vous attaquez un influenceur sur le fait que vous êtes les premiers à parler d’une marque indienne (envers laquelle vous êtes bienveillant, nonobstant votre commentaire), lui met en avant une marque Vietnamienne qui n’est pas un private label (pour changer) dont il est semble-t-il le premier à parler. Pour le coup, vous êtes un peu vaches avec lui non ?

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        • Bonjour Tom,

          Je crois que notre cher sartorialiste à revers dépassant l’épaule en avait parlé dans un de ses talks-shows. Ceci n’est qu’un petit détail mais qui pourrait signifier que l’on entendra parler de cette société vietnamienne sur tous les blogs masculins d’ici quelques semaines 🙂

          Cordialement,

          V.

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  2. Bonsoir,

    A ma première demi-lecture (je finirai le reste demain), j’ai repéré une petite faute : « Le cuir de cette paire est propre et compote très peu de défauts » > comporte.
    Sinon, super article et merci pour cette découverte. Bien que je ne sois qu’un simple amateur néophyte, j’attends avec hâte le démontage.

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  3. Bonjour et merci pour ce nouvel article très intéressant.
    Pourtant ce changement de ton, soudain indulgent, est inattendu et laisse effectivement perplexe. Jordan ! Sors de ce blog ! 🙂
    Qualité et prix contenu, espérons que le Graal de la chaussure a été trouvé, et que l’auteur ne perdra pas sa franchise.

    Répondre
    • Bonjour
      Il n’y a pas de changement de ton.
      Quand Meermin ou Velasca disent « nous utilisons les meilleurs cuirs du monde » ou que Malfroid dit « nos cuirs viennent uniquement de tanneries prestigieuses » sous entendu le cuir est également prestigieux, ils se font taper dessus puisque c’est un mensonge.
      Bridlen nous a dit directement sourcer des cuirs de catégories A/B/C et a même été jusqu’à préciser la répartition des lots. J&D a la même approche dans leur façon de présenter un produit. Le décalage entre ce qui est annoncé et la réalité est moindre et dans les deux cas nous soulignons la qualité de ce que font ces marques.

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  4. Prix contenu pour une population dont le niveau de vie est inférieur au nôtre… je trouve cela très vrai (car moi-même je m’astreint à trouver toujours plus qualitatif et toujours moins cher) et très triste en même temps, car des artisans français ne pourraient pas survivre et proposer une telle qualité à des prix aussi bas.
    Le dilemme du monde moderne…

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    • C’est un vaste sujet et il est indéniable que l’Inde bénéficie d’un énorme avantage par rapport au coût de sa main d’œuvre. Néanmoins, je pense que les marques Européennes (en général) peuvent faire bien mieux au niveau de la qualité sans pour autant faire exploser les prix. Mais elles ne le font pas, pour un certain nombre de raisons, surtout de nature financières. Il y a peu de temps de cela, les prix chez Church’s ont augmenté de 50% en l’espace d’une nuit sur simple décision de la direction. Sans qu’il n’y ait eu le moindre changement de fait à la qualité de fabrication. Le seul but était d’augmenter massivement leur marge. Il suffit également de voir le nombre hallucinant de private label qui sont lancés ces derniers temps par des apprentis sorciers d’école de commerce qui ont trouvé là un business juteux.

      Répondre
  5. Est-ce que ça serait une bonne marque pour un premier achat de chaussure habillées ? J’ai l’impression que même en comptant les frais de port (Et si on ne se fait pas défoncer par la douane) ça a l’air mieux que Loding et autres marques de ce segment de prix à tarif similaire.

    Répondre
    • Normalement les frais de port sont inclus dans le prix d’achat. En ce qui concerne la qualité de fabrication, elle est très largement supérieure à Loding ou toutes les autres marques de l’entrée/milieu de gamme. Pour un premier achat le risque se situe surtout au niveau du chaussant et de la taille et n’est pas négligeable. Pour une première paire je recommande toujours un essayage en boutique.

      Répondre
  6. Bonjour,

    Je viens de vous découvrir et j’aime beaucoup votre ton, ça change des autres… Bref, je voulais connaître les frais de douane si vous en avez eu combien en moyenne il faut ajouter au prix de la paire sur leur site ?

    Merci d’avance,
    Sal

    Répondre
    • Bonjour,

      La marque a gracieusement envoyé ces deux paires, l’une pour démontage l’autre pour test. Il est possible qu’elle sous déclare les colis (à voir avec eux), mais si jamais ce n’était pas le cas, après spoliation par l’UE (donc droit de douane et TVA) il faut s’attendre à un prix qui varie entre 295€ et 335€ pour la main line et 350€ et 400€ pour les modèles de la Founders line.

      Répondre
  7. Bonjour,

    Après avoir essayé les richelieu (modèle RAIN) chez Carmina, je me rends compte que l’espace au niveau du pied-de-cou est trop important pour mon pied.
    J’ai également une paire de richelieu Meermin’s qui me vont bien mieux à ce niveau.
    J’ai donc comme projet d’essayer des Richelieu Bridlen car elle semble mieux sied aux pieds avec un cou-de-pied plus fin.

    Pouvez-vous me confirmez que Bridlen est plus proche, en terme de forme, des richelieu vendues par Meermin que celles vendues par Carmina.
    Quid de la qualité de Bridlen par rapport à TLB/Carmina?

    Merci beaucoup!

    Répondre
    • Bonjour,

      La forme la plus étroite chez Carmina est la Simpson, si vous avez le cou de pied fin c’est une forme plus adaptée que Rain.
      Bridlen a plusieurs formes. La forme Deus de la Founders line et la forme ZIP de la Main line. Je suis un 6,5 UK sur les deux formes. Ce qui est une demi-taille plus petit que ce que je porte chez Meermin (Hiro) ou chez Carmina (Simpson). Je suis plus à l’aise dans la forme ZIP de la main line que la forme Deus, mais c’est une question de confort personnel.

      En ce qui concerne la qualité chez Bridlen là aussi, les 2 lignes ne sont pas égales. La Founders ligne fait l’objet d’une plus grande attention que la Main line. En ce qui concerne la comparaison avec TLB/Carmina, je n’ai essayé que 2 paires chez Bridlen donc je ne sais pas si la marque est constante dans sa production. De ce que j’ai vu, le montage est supérieur, mais les finitions sont inférieures (surtout sur la Main line). Les cuir sont équivalents voire un peu inférieurs, à l’exception de ceux qui proviennent de Weinheimer et sont sur les modèles en noir de la Founders line.

      Répondre
  8. Bonjour et merci pour vos articles toujours pertinents et avec cette pointe d’humour bienvenue.

    Je viens de parcourir le site web de Bridlen suite à vos commentaires et habitant le sud de la France je suis particulièrement intéressé par la « collection à enfiler ».
    Pourriez vous me donner votre avis sur la qualité cette collection ?
    D’avance merci et continuez vos super articles.

    Pierre

    Répondre
    • Bonjour et merci,

      La collection « à enfiler » est composée de plusieurs montages et certains modèles proviennent directement de la collection « main line loafers » (ceux à 247€). Je n’ai jamais vu d’autres paires que celles de la main line et celles de la founders line et il m’est donc impossible de commenter ce que je n’ai pas eu entre les mains. Il faut s’attendre sur les modèles les moins chers à ce que le cuir soit de moins bonne qualité et que les finitions ne soient pas forcément soignées. Les modèles proposés correspondent aussi à des utilisations différentes. Clairement les modèles non doublés ou au cousu mocassin sont destinés à une utilisation estivale et sont remplaçables alors que les modèles en cousu Goodyear sont plus destinés à une utilisation urbaine tout au long de l’année et auront une longévité en conséquence. En espérant que cela vous aide.

      Répondre
  9. Merci pour le retour et Bravo pour la réactivité.

    Pour aller plus loin sur le sujet des souliers plus l’été, que pensez vous de la ligne des « soft calf » de chez Meermin (cuir lisse et/ou Suède).

    Si par ailleurs, il vous venais à l’idée de faire un papier sur le sujet des souliers pour l’été, car c’est un vrai casse tête que de rester élégant par grosse chaleur, vous feriez un homme comblé (il en faut peu parfois).

    Bonne soirée et au plaisir de vous lire.

    Pierre

    Répondre
    • En ce qui concerne les chaussures soft calf de Meermin (et de manière générale tous les montages Goodyear classés comme “souples”) j’ai bien peur de ne pas en comprendre l’utilité. C’est une bâtardisation complète du soulier puisqu’on transforme une chaussure Goodyear théoriquement conçue pour durer en une chaussure jetable. Ce genre de traitement fait perdre beaucoup de rigidité et de structure à la chaussure, qui va très rapidement ressembler à une masse difforme après une ou deux saisons. Dès lors, ça vous fait une belle jambe de savoir que vous pouvez ressemeler plusieurs fois ce qui est devenu une savate affaissée.

      En ce qui concerne le soulier en été il y a eu dans les années 40/50 aux États-Unis (un pays très chaud en période estivale) plusieurs façons de traiter le problème. Il y a eu le soulier tressé, perforé, et aéré (équivalent d’un soulier bi matière avec une partie en cuir, l’autre en nylon). À mon avis rien de tout cela n’est raisonnablement portable aujourd’hui bien que le tressé et le bi-matière cuir/toile existent encore. Il existe sur le site un article qui traite de l’espadrille qui est à notre avis la solution la plus efficace en été. À la rigueur, si il y a besoin pour une occasion ou une autre, le mocassin “classique” est un remplacement acceptable.

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  10. Bonjour ! Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour le travail que vous faites sur ce site internet, c’est vraiment excellent et vous lire est un plaisir.

    Egalement, j’aurais souhaité savoir si vous avez eu des informations, depuis l’écriture de cet article, concernant l’amélioration que Bridlen comptait apporter à la Founders Collection (passer au cuir pour les contreforts et le bout dur)… Je compte peut-être me prendre une paire de one cut, ou de Melbourne, car la qualité de fabrication a l’air vraiment très bonne, pour le prix !

    Merci d’avance pour votre réponse et bonne journée à vous ! 🙂

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    • Bonjour et merci,

      Je ne ne sais pas du tout ce que la marque a en projet pour sa Founders Collection, je sais seulement que depuis l’annonce de la revente de J. Rendenbach la marque est passée à des semelles de chez J&FJ Baker. Vous pouvez toujours contacter la marque directement, ils sont assez réactifs. Cela vous permettra également d’en savoir plus sur le chaussant et de savoir si la marque est adaptée pour votre pied. Et oui, pour le prix la qualité du montage est très bonne.

      Bien à vous

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      • Bonjour et merci pour votre réponse.

        Voici la réponse que j’ai eue de Bridlen: « The heel counter is leather board while the toe puff is celastic. »

        Le contrefort semblerait donc être en cuir, maintenant, et le bout dur en celastic… Ce qui est étrange, c’est que la personne m’a donné cette réponse générique sans que je ne lui parle d’une gamme particulière (j’attendais qu’il me donne les différences entre les gammes, mais non, visiblement).

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        • Bonjour,

          Leather board n’est pas du cuir mais du salpa. Le salpa est un agglomérat de poussière de cuir et de colle. Ce qui correspond bien à ce qui était utilisé sur la paire que j’ai démonté.

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  11. Bonjour,

    Je me permets de faire un retour concernant la marque Bridlen, puisqu’après lecture de cet article, j’ai sauté le pas et ai profité de Noël pour m’offrir une paire de « U-TIP DERBY – GOODYEAR WELTED – TEXTURED DARK BROWN » de la gamme Classic Line (des derby chasse), affichées alors au prix de 185 € (une première pour moi).

    Après des heures de galères à estimer ma pointure (je chausse du 46 en général), j’opte pour une paire en taille 12 UK.

    Je les reçois 15 jours plus tard, non sans grimacer lorsqu’il faut payer les 80,50 € de douane (47 € de TVA, le reste en frais de douane). Du vol, mais il faut bien protéger les producteur européens (passons la politique, 80 balles ça reste beaucoup trop cher).

    Double déception : les souliers chaussent bien trop grand (une taille environ). Je les montre à mon cordonnier qui s’étonne de la bonne qualité des souliers pour un tel prix.

    Suite à de nombreux échanges avec l’excellent service client, qui me conseille de les changer pour une taille 11 UK sans frais, et après s’être assuré que je ne les avais pas éclatés en les enfilant, photo à l’appui, je les renvoie en Inde pour la somme de 65 €.

    Aussitôt reçu, Bridlen m’en renvoie une paire de 11 UK, que je reçois aujourd’hui. Visiblement le plaisir de se faire voler n’était pas assouvi et voilà que je dois repayer 80,50 € de frais de douane, alors que le produit est en échange. Procédure classique ou oubli de faire figurer une mention en ce sens par Bridlen ? Je n’en n’ai aucune idée. Par principe je ne leur inflige aucun grief, et mets tout sur le dos des nos services douaniers des plus performants.

    Bref, cette seconde paire me semble tout à fait correcte, bien que je m’étonne que le modèle reçu ait une divergence avec le modèle affiché sur leur site et le modèle que j’avais reçu la première fois : il ne porte pas de couture au bout du pied, au centre de celui-ci, couture placée sur le bout dur sensée rejoindre la couture liant la partie supérieure de la tige à la partie cousue à la trépointe.

    A vrai dire cela ne me dérange pas du tout mais un autre client aurait pu être gêné s’il avait voulu de « vraies » derby chasse.

    En conclusion, prix total de la manoeuvre : 185 + 80,5 + 65 + 80,5 = 411 €

    Ca fait mal quand même, mais je connaîtrai ma pointure pour d’autres commandes, s’il y en a. Parce que je dois avouer que le paiement des frais de douane est un frein conséquent à l’achat d’une telle paire.

    En tout cas, je recommanderais de bien se renseigner auprès du service client sur la poiture à commander, contrairement à ce que j’ai fait de prime abord puisque je m’étais débrouillé seul pour commander ma paire initiale trop grande en 12 UK, et de prendre garde à bien compter dans le prix d’achat les couts de douane.

    Du reste, je salue la qualité des souliers et l’efficacité du service client.

    Merci pour votre travail, chez Sartorialisme.com !

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    • Merci pour ce retour.
      Il est effectivement très désavantageux d’acheter depuis la France des produits qui viennent de l’extérieur de l’UE. D’autant que les transporteurs ont tendance à se servir très grassement au passage pour… rien (les fameux « frais de dossier »).
      En ce qui concerne les douanes il me semble que l’échange ne devait pas être re-taxé, vous pouvez contacter les services concernés si vous en avez le courage pour obtenir un remboursement. Je recommande en général de contacter les marques avant de passer commande et de leur demander de très fortement sous évaluer la valeur de l’objet dans le formulaire de douane. En cas de refus de leur part, ça ne coûte absolument rien, et si elles acceptent de jouer le jeux, vous économisez gros tout en ne nourrissant pas la bête infâme.

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      • J’ai plusieurs fois demandé à Bridlen de sous-évaluer la valeur du bien, mais ils étaient assez frileux à le faire. Sans m’avoir dit franchement non, ils ont évité la question. Je présume que c’est interdit et que les sanctions pour leur entreprises pourraient être salées s’ils se font prendre.

        A part ce bémol, j’ai trouvé leur service impeccable !

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        • Mise à jour. Après 10 ports, j’ai complètement bouffé le cuir de la semelle. Peut-être ai-je une démarche favorable à ce genre d’usure, mais cette usure est venue très rapidement. Toujours est-il que mon cordonnier m’a affirmé que le cuir de la semelle est de mauvaise qualité (un tannage végétal mal fait selon lui). Il a fallu remplacer le bout de la semelle par un autre cuir, auquel je pourrai ajouter par la suite un fer encastré.

          Bref, un peu déçu sur le coup, peut être est-ce propre à cette gamme de prix chez Bridlen. Du reste, le soulier se porte bien, bien que la teinture supporte difficilement l’eau me semble-t-il, puisqu’après un court après-midi sous la pluie de légères « coulures » sont apparues, visibles que de près.

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          • Bonjour,

            La marque utilise 3 types de cuirs pour les semelles. La gamme de base en montage Blake utilise du cuir Argentin de piètre qualité. La gamme classique en montage Goodyear utilise du cuir Italien de qualité acceptable. La gamme Founders en montage Goodyear utilisait du cuir JR et est passée à du cuir J&FJ Baker, un cuir de bonne qualité. Ces différences sont déjà mentionnées dans le démontage (à l’exception peut être du passage de JR à J&F qui a été faite bien après la publication de l’article).

            La démarche, le poids du porteur, l’usage etc etc font que l’usage des semelles va varier grandement entre les différents clients, mais d’une façon générale, il faut toujours faire poser un patin et un fer dès la réception.

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            • Merci pour vos explications ! J’ai peut-être une démarche qui abîme naturellement mes souliers, mais je n’avais toutefois pas usé mes autres paires aussi rapidement. J’aurais dû quoi qu’il en soit faire poser patin + fer dès la réception.

              J’en profite pour vous remercier pour vos magnifiques articles sur les souliers. Je me délecte des vidéos de Siroeno Yosui sur Youtube ces temps-ci, et peux comprendre le montage du soulier grâce aux explications de votre blog, et après difficile acquisition du vocabulaire.

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