Démontage d’une paire de Meermin

Avant-propos

Meermin n’est en aucun cas affilié à cet article. Toutes les photos (sauf mention contraire) sont la propriété de Sartorialisme.com et ne peuvent être utilisées sans autorisation.

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La paire qui fait l’objet du démontage est présentée dans notre article précédent et a été achetée neuve début 2018, il s’agit d’un mocassin noir de type penny loafer en montage Goodyear sous rainette. Le modèle n’existe plus dans la collection actuelle de la marque. Cette paire compte environ une trentaine de ports et n’a jamais été portée sous la pluie, elle est donc en très bon état.

Cet article est par définition technique et assume que le lecteur a lu notre article “Qu’est-ce qu’un soulier de qualité”. Néanmoins, voici une illustration comportant quelques indications quant au vocabulaire qui va être utilisé. (Source: Alain Madec)

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Le démontage

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On commence par le démontage du bloc talon. Ce dernier est livré préfabriqué à la marque comme c’est la norme dans l’industrie. À titre informatif, traditionnellement les bottiers assemblent le talon couche par couche, dans le prêt-à-porter (PAP) cette façon de faire ne se rencontre que chez certaines marques du haut de gamme. Le bonbout est du type “cuir coin caoutchouc” et est maintenu par 6 petites pointes en laiton dont le rôle est surtout décoratif.

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Le bonbout en caoutchouc est exposé, on va pouvoir le retirer.

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Le bonbout en caoutchouc a été retiré, et l’on voit maintenant le premier sous bout. Ce dernier a été quadrillé pour permettre à la colle néoprène de mieux adhérer et donc de bien cimenter les deux pièces.
Cette photo permet également de voir l’état de la semelle d’usure, cette dernière bien qu’étant récente est assez usée surtout au niveau du bout. Ce n’est pas étonnant, à ce prix là vous n’avez pas du Bastin ou du Garat, patin et fer sont obligatoires ou en quelques mois vous pouvez trouer votre semelle.

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Le premier sous bout a été enlevé et l’on devine en dessous les clous vissés qui assurent le maintient du bloc talon à la première de montage. Le bloc talon est en cuir, c’est du croupon tannage végétal. Pour du PAP d’entrée de gamme c’est très bien. Il est rare dans cette gamme de prix de trouver du cuir où il est beaucoup plus commun de trouver des blocs talon en caoutchouc, salpa, voire même plastique avec enrobage “cuir”.

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On retourne la chaussure et on enlève la demi première de propreté (à droite), il est mesquin de ne mettre qu’une demi première de propreté mais c’est une économie courante dans cette gamme de prix.
La demi première de propreté a été collée sans attention particulière, dessus vous pouvez distinguer un “made in Spain” trompeur. Ce soulier date de la période où Meermin faisait fabriquer les souliers en Chine pour ensuite les “finir” en Espagne, cela démontre encore une fois qu’il ne faut pas se baser sur les indications de provenance. La production actuelle est exclusivement Chinoise.

En dessous de la demi première de propreté se trouve un morceau de polyéthylène ou de polypropylène blanc de faible densité, cela sert de padding pour le talon. On est très loin d’avoir quelque chose de qualitatif ou de confortable, mais encore une fois dans cette gamme de prix c’est la norme. En dessous de ce padding se trouve la première de montage en cuir avec les 7 clous vissés qui servent à maintenir le bloc talon. La première de montage est plutôt épaisse par rapport à la concurrence et présente l’avantage d’être en cuir, certaines marques parfois beaucoup plus chères utilisent du salpa…. coucou Alden.

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Les clous vissés maintenant exposés après avoir retiré une autre couche du bloc talon. La base du talon a été quadrillée pour permettre une meilleure adhésion de la colle néoprène au premier sous bout du bloc talon. Certain fournisseurs ne prennent pas le temps de quadriller cette partie et rendent le bloc talon beaucoup plus facile à démonter puisque la colle néoprène n’adhère pas aussi bien.

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Le bloc talon a été difficile à démonter ce qui laisse supposer une bonne durabilité dans le temps. Le fait que ce dernier soit fait de cuir et qu’il soit maintenu par 7 clous vissés et de la colle néoprène est un bon point. Beaucoup de marques se contentent bien souvent de 4 clous simples, parfois 3. La qualité dans le monde du soulier n’est pas linéaire, une paire de Meermin à 190€ peut avoir un meilleur bloc talon qu’une paire de Vass à 500 (qui est passé au salpa, du moins sur certains modèles) ou qu’une paire d’Alden à 650. Cette photo permet de voir la roulette d’emboitage, cette dernière n’est pas très marquée ni très belle mais elle a le mérite d’exister.

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On s’attaque maintenant à la couture petit point. Le plus simple est d’insérer un tournevis à tête plate pour séparer légèrement les semelles et ensuite couper la couture à l’aide d’un tranchet ou d’un cutter. Cette paire n’est pas destinée à être remontée, j’ai effectué le découpage rapidement et donc peu proprement. Je n’ai pas non plus pris la peine d’enlever les fils.

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Une fois la couture petit point coupée on peut “ouvrir” le soulier. Le rempli est en pâte de liège et est en bon état, cela n’est pas étonnant puisque la paire a été peu utilisée.

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Le cambrion est monté sous un morceau de salpa et l’ensemble est maintenu en place par un clou vissé ainsi que de la colle néoprène.

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Sans surprise le mur de montage est collé, le fil qui sert à la couture trépointe est noir et la couture a une densité de 2 spi. La bande de toile est de taille moyenne. Pour un mocassin un montage Blake aurait été plus approprié notamment pour sa souplesse, mais Meermin base sa communication sur le Goodyear master race. La tige et les renforts seront pourris avant le montage. Un non sens purement commercial pour appâter les débiles.

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Une fois que l’on a retiré le clou vissé on ôte le cambrion. Sans être difficile à enlever ce dernier résiste plus qu’avec d’autres marques où est il possible de l’enlever juste en soufflant dessus. Je déconne mais pas tant que ça. Le cambrion est en acier et est protégé par un morceau de salpa.

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L’emplacement du cambrion. Le fil se ballade est celui de la trépointe.

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Un petit détail qu’il est intéressant de noter, le couche point est maintenu en place par 6 pointes (semences), ce qui est la technique traditionnelle. De nos jours il est beaucoup plus commun d’utiliser des agrafes, du moins sur les productions qui sortent des usines Européennes.

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Sans la moindre surprise le bout dur est thermocollé comme sur pratiquement l’intégralité des marques de PAP. Toutefois, le celastic (ou autre thermoplastique utilisé) est de médiocre qualité, il est fin et peu rigide à la limite du papier à cigarette. C’est une économie de bout de chandelle sur un élément structurant important.

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Le contrefort est là aussi, sans surprise, en celastic ou tout autre matière thermoplastique. Comme sur le bout dur, il est extrêmement fin et peu rigide. Contrairement à ce qui a été avancé par le nain narcissique et alcoolique qui s’est autoproclamé snob de la pompe, il ne fait pas bon mégoter sur les contreforts. Il s’agit d’une pièce d’usure, structurante, et sur des mocassins il est particulièrement sollicité puisque beaucoup de gens n’utilisent pas de chausse-pied pour les mettre. Si un contrefort synthétique casse, il n’est pas réparable.

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Une comparaison rapide qui illustre le problème. Nous avons ici le pied droit de notre paire de Meermin (pied qui est resté intact). Et le pied gauche d’une paire de mocassin Carmina. En appliquant une pression sur l’arrière du contrefort il est facile de voir à quel point celui-ci se déforme. La pression est la même et il est évident que la paire de Meermin est extrêmement souple à l’emboitage, alors que la paire de Carmina est plus rigide. Il y a une raison derrière cela, Meermin utilise un celastic de qualité médiocre, Carmina utilise du salpa. Je ne vais pas réexpliquer la différence entre contreforts en celastic, salpa, et cuir, cela a déjà été fait dans notre article sur ce qu’est une chaussure de qualité.

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Les renforts sont simplement fabriqués dans une toile collée. Les ailettes de renfort en cuir sont uniquement présentes sur certaines marques haut de gamme.

Conclusion

Avant tout chose, il est important de comprendre que cette paire ne reflète pas nécessairement le reste de la production de Meermin. Chaque modèle est fabriqué selon son propre cahier des charges. Concrètement ce n’est pas parce que ce modèle avait un talon en cuir que c’est le cas des autres mocassins de la marque. Cela est d’autant plus vrai que la marque a vu la qualité de ses productions baisser de manière significative ces derniers temps, du moins en ce qui concerne les finitions et l’attention portée aux détails.      

     
Au final, quel est l’intérêt d’utiliser un montage Goodyear sur un soulier qui va devenir difforme à cause d’éléments structurants fabriqués dans du papier toilette glorifié ? L’intérêt pour la marque est de s’attribuer les qualités de durabilité du montage, pour les transposer au reste de la chaussure. Ainsi on opère le glissement d’une chaussure au montage durable, vers une chaussure durable. Habile, mais ce n’est pas la réalité. Meermin n’est pas le seul coupable de cette pratique, loin de là. Il faut garder à l’esprit qu’il s’agit de chaussures d’entrée de gamme, et que le concurrence n’est pas nécessairement meilleure sur ce point. Ou si elle l’est, elle pèche sur d’autres aspects. Il faut en plus souligner qu’avec un bon roulement et un bon entretien il est parfaitement possible de conserver une paire de Meermin plusieurs années sans soucis.     

     
Le bilan global est donc quand même plutôt positif. Le travail sur le bloc talon et la première de montage est particulièrement louable. L’utilisation de cuir pour ces deux éléments est assez rare dans cette gamme de prix et l’épaisseur de la première de montage est tout à fait correcte. La tige ne présentait pas de défauts majeurs mais ne mérite pas non plus d’éloges.      

Meermin : des chaussures de qualité à moins de 200€ ?

Avant-propos

Meermin n’est en aucun cas affilié à cet article. Toutes les photos sont la propriété de Sartorialisme.com (sauf mention contraire) et ne peuvent être utilisées sans autorisation.

Cet article va être un peu différent de ce que nous proposons d’habitude. Tout d’abord il sert de préambule à notre premier démontage (non verbal) qui sera bientôt publié. Par ailleurs il va nous permettre de conduire une expérience grandeur nature et de montrer ce qu’il est possible d’attendre en tant que client d’une marque, en l'occurrence Meermin. Ensuite cet article va également vous aider à identifier les différents types de défauts qu’il est courant de voir sur les chaussures. Enfin il s’agit de démontrer une fois pour toutes pourquoi l’achat en boutique est toujours préférable à l’achat en ligne.

Pour la réalisation de cet article nous avons acheté 5 paires de Meermin sur une période s’étalant de 2018 à 2021 et cela dans le but de reproduire l’expérience d’un client normal. Le choix de la marque s’est basé sur le fait que Meermin est une marque extrêmement populaire qui au fil des années s’est imposée sur le segment de l’entrée de gamme. Dès lors, il semblait logique de voir si cette réputation est justifiée et surtout si elle résiste à l’épreuve du temps. Concrètement, il est très rare de pouvoir avoir des retours fiables sur une marque. Certes il existe les forums qui regroupent une grande quantité d’informations mais cette dernière est souvent noyée dans une masse informe d’interventions inutiles dans laquelle il faut trancher à coup de hachoir. Les reviews google ? Si je vous disais qu’un vieux fou propriétaire de plusieurs marques de pompes passe son temps à aller dénigrer ses concurrents (et anciens partenaires) avec de faux avis clients à 1 étoile ? Il reste ensuite les influenceuses mais l’on est en droit de douter de la sincérité et de l’impartialité de quelqu’un qui exhibe une garde-robe de dictateur africain tout en étant en faillite personnelle, soyons sérieux. Notez que je n’ai rien contre essayer honnêtement un produit reçu gratuitement, tant qu’il ne s’agit pas de sucer. Malheureusement bon nombre de gens s’adonnent à la gorge profonde sans même que les marques ne leur demandent, une servilité commerciale doublée de la trouille de perdre leur gagne-pain se chargent de les transformer en avaleuses professionnelles.

Le genre de “reviews” que l’on trouve sur le net. Choc, on apprend que les semelles en cuir ça glisse “relativement”.  Trouver des points négatifs imaginaires et souvent inoffensifs est une astuce courante dans le milieu des influenceuses qui permet de donner l’impression au lecteur que le test est “légitime”. (Source : Comme un camion)
Le genre de “reviews” que l’on trouve sur le net. Choc, on apprend que les semelles en cuir ça glisse “relativement”.  Trouver des points négatifs imaginaires et souvent inoffensifs est une astuce courante dans le milieu des influenceuses qui permet de donner l’impression au lecteur que le test est “légitime”. (Source : Comme un camion)
La réputation de Meermin sur internet est pour le moins polarisante. Qui croire ? Les 63 % d’avis négatifs ou les 28 % d’avis dithyrambiques ? Je suis prêt à parier que les 63 % ont eu affaire au service client de la marque. (Source : Trustpilot)
La réputation de Meermin sur internet est pour le moins polarisante. Qui croire ? Les 63 % d’avis négatifs ou les 28 % d’avis dithyrambiques ? Je suis prêt à parier que les 63 % ont eu affaire au service client de la marque. (Source : Trustpilot)

Présentation de Meermin

Le siège social de Meermin, au premier étage vous pouvez même voir quelques boites de chaussure entassées devant la fenêtre. (Source : Google Maps)
Le siège social de Meermin, au premier étage vous pouvez même voir quelques boites de chaussure entassées devant la fenêtre. (Source : Google Maps)

Toute les marques se dotent d’une histoire et s’inventent une légende, c’est bon pour le business. Lisez notre article sur les arnaques dans le milieu de la chaussure si vous voulez en apprendre plus là-dessus. Toujours est-il que toutes les marques s’attachent à leur petite image d’Épinal et Meermin n’est pas différent des autres. En fonction des périodes vous avez soit le droit au couplet sur la petite entreprise familiale d’Espagne fondée par José Alabladejo qui se bat contre les géants de ce monde pour faire des chaussures qualitatives à des prix abordables. Soit vous avez le droit à l’histoire de la petite start-up qui vante sa stratégie agressive et disruptive parce qu’ils sont trop fous et qu’ils vendent directement au client, tout en faisant des marges “ridiculement” basses. Parce que si vous en doutiez, le secret de Meermin, ce n’est pas sa production Chinoise, non, ce sont ses marges “ridiculement” basses. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le directeur lui-même.

La théorie économique selon le directeur de Meermin, faire produire en Chine est plus cher qu’en Europe. Ça en dit long sur le QI des clients qui avalent le mensonge et sur son degré d’intégrité.  (Source : Stitchdown).
La théorie économique selon le directeur de Meermin, faire produire en Chine est plus cher qu’en Europe. Ça en dit long sur le QI des clients qui avalent le mensonge et sur son degré d’intégrité.  (Source : Stitchdown).

C’est pour cette raison que la majorité des entreprises occidentales font déménager leur capacité de production en Chine depuis des années, produire plus cher ailleurs ce qu’elles peuvent faire moins cher chez elles. Ça n’est pas du tout pour bénéficier des facilités locales en matière de législation, de taxation et de coût de la main d’œuvre. En réalité Meermin est une petite multinationale au capital social avoisinant les 2 millions d’euros, qui dispose de sociétés dans plusieurs pays du monde et dont le chiffre d’affaire global dépasse les 10 millions d’euros. Pas mal pour une “petite entreprise familiale avec des marges basses”.

Examen des chaussures

Toutes ces paires ont été achetées sur le site internet de la marque, nous n’avons donc pas eu la possibilité d’examiner les chaussures avant achat. Le pied gauche est celui qui est utilisé pour la majorité des illustrations, mais les deux pieds sont examinés et dans certains cas les illustrations proviennent des deux. Les différences majeures entre pied droit et pied gauche sont mentionnées, les différences mineures ou anecdotiques sont ignorées.

Paire numéro 1

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Cette paire est la plus ancienne du lot, achetée début 2018 il s’agit d’un mocassin de type penny loafer en cousu rainette. C’est la seule paire du lot à avoir été portée ce qui explique les plis de marche au niveau du plateau. C’est également cette paire qui fera l’objet d’un démontage donc nous n’allons pas nous attarder dessus puisqu’elle fera l’objet d’une analyse en profondeur. En revanche la paire est relativement exempte de défaut, en dehors de quelques coutures pas très droites sur la tige et autres petits défauts esthétiques mineurs. Cela n’est pas illustré en photo mais cette paire porte la mention “made in Spain” sur sa demi première de propreté.

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La paire présente l’un des problèmes récurrents chez Meermin, la séparation trépointe / couche point qui est faite à l’arrache. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, et cela ne demande pas de renvoyer la paire. La roulette d’emboitage n’est pas très belle, et l’application de la déforme un peu crasseuse mais ce ne sont pas des défauts, juste un signe du manque de soin porté par les ouvriers.

Paire numéro 2

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Cette paire est un derby de fin 2018 en country calf, un veau grainé donc. Pour rappel un cuir grainé est un cuir normal qui a été passé sous presse afin de lui imprimer un motif… et accessoirement pour en masquer les défauts.

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La storm welt a été terminée de façon pour le moins brutale, le problème est plus esthétique qu’autre chose.

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La couture petit point (PP) est plutôt régulière et ne se ballade pas trop au milieu de la trépointe. En revanche la storm welt ne colle pas parfaitement à la tige, c’est un détail mineur, le jour est très faible.

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Les finitions à l’intérieur de la chaussure sont peu soignées mais là encore il n’y a rien de particulièrement problématique. Cette paire ne présente aucune indication de provenance.

Paire numéro 3

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Cette paire est une bottine de type balmoral en bi-matière achetée fin 2019.

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Deux photos qui illustrent le problème des lots pied gauche/pied droit. Les usines ne fabriquent pas des paires de chaussures, elles fabriquent des pieds droits et des pieds gauches qui sont ensuite assemblées en paire. De fait vous pouvez vous trouver avec un pied qui a été coupé dans un cuir propre et un autre dans un cuir beaucoup moins beau. C’est le cas ici. Le pied droit utilise un cuir qui frisote énormément du quartier à la claque. Le cuir présente également des différences notables de teinte. Cela n’est pas présent sur le pied gauche. Un cuir qui frisotte ne veut pas dire que le cuir va avoir une durabilité moindre, en revanche cela veut dire que le pied droit ne va pas du tout vieillir de la même façon que le pied gauche. Rappelez-vous au passage que Meermin n’utilise que le meilleur cuir, venant des meilleures tanneries d’Europe et non du cuir de pangolin contrairement à ce que certains chiens d’impérialistes aiment à raconter.

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Sur le pied gauche la ligne de perforation n’est pas droite, de plus le trou du haut n’est pas totalement percé, l’emporte-pièce n’a fait que marquer le cuir sans le trouer. C’est un défaut uniquement esthétique anodin à ce niveau de prix.

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Le pied gauche présente une cassure significative dont je ne suis pas certain de comprendre l’origine. À l’intérieur de la bottine cela est marqué par une tache noire comme si le cuir avait été chauffé très fortement. L’ouvrier a probablement eu un problème au moment du collage du renfort entre la tige et la doublure mais pour en savoir plus il serait nécessaire de démonter la bottine.

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Des plis d’aisance… sur une paire neuve ? Je n’ai jamais porté cette paire, je me suis contenté de la sortir de sa boite et de lui mettre des embauchoirs. Le pied droit n’a pas ces plis. Il semble donc très probable que cette paire ait déjà été vendue à quelqu’un, qui a essayé le pied gauche, visiblement en intérieur et pour peu de temps, la semelle gomme présente également une infime trace d’usure. Cette personne est parvenue à renvoyer la paire et Meermin s’est contenté de la remettre en circulation. À mon sens on dépasse ce qui est tolérable même dans cette gamme de prix. À son retour cette paire devait être identifiée comme défectueuse et mise en vente à un prix réduit.

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La nouvelle mention de provenance, dessinée en Majorque fabriquée en Chine. Cette paire semble être l’un des premiers modèles à avoir été intégralement produit en Chine. Jusque-là certains des modèles indiquaient une provenance Espagnole et étaient montés en Chine puis “terminés” en Espagne. Il faut tout de même noter que beaucoup (l’intégralité ?) des modèles pré 2018 n’indiquaient aucune provenance, laissant planer le doute sur la réalité de la production Majorquine de la marque.

Paire numéro 4

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Il s’agit d’une paire de double boucle en veau velours achetée durant la toute première solde de Meermin d’Avril 2020. La marque ne faisait jusque-là pas de soldes. En revanche elle revendait les paires rejetées par le contrôle qualité de l’usine sur Ebay en enchère libre, chose qu’elle a arrêtée de faire dans les mois précédents la solde. Nous pensions qu’il était possible que Meermin utilise cet évènement pour se débarrasser des paires autrefois vendues sur Ebay (spoiler : cela a bien été le cas). Nous sommes parvenus à acheter une paire malgré la grande popularité de l’évènement, toutes les paires soldées ont été vendues en moins de 24h. Lorsque les paires ont été livrées et que les retours ont commencer à apparaître sur les forums il est devenu apparent que Meermin a bien refourgué ses rejets d’usine à -25 % sans mentionner la présence de défauts. Depuis cet évènement Meermin a organisé une nouvelle solde en Novembre 2020, en précisant cette fois qu’il s’agissait bien de “factory seconds”. Connaissant leur mauvaise foi légendaire cet aveux de leur part est presque un miracle. Voici donc notre paire des soldes d’Avril 2020.

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Lorsque les chaussures sont sur la chaine de montage la tige est protégée par un plastique. Ce sont les restes de ce plastique que vous pouvez voir ici. C’est sans conséquence sur la longévité de la chaussure mais c’est en général un bon indicateur du manque de soin apporté lors de la fabrication. Au passage j’ai pendant longtemps pensé que Meermin ne protégeait pas ses tiges tant leurs souliers avaient tendance à comporter bon nombre d’éraflures et autres marques diverses. Je sais maintenant que j’avais tort, mais je me demande encore plus comment ils se démerdent pour marquer autant les tiges…

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La fameuse séparation trépointe / couche point faite à l’arrache. De plus, l'ouvrier a teinté la tige au niveau de l'emboitage. À ce niveau c'est plus qu'une simple bavure. Probablement un artiste contrarié forcé par le glorieux parti communiste chinois à travailler dans une usine de chaussure. C'est un défaut mineur mais l'application de la teinture est si régulière (à l'exception de la fin de la ligne) que l'on se demande si l'employé savait ce qu'il devait faire.

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Le défaut le plus sérieux sur cette paire. Les points sombres sont en réalité la couture trépointe. Cette couture est normalement invisible, aucune pression n’était appliquée sur la chaussure pour la photo. En forçant un peu j’arrivais à voir les fils mais je ne pouvais pas prendre la photo en même temps. Quand la couture trépointe est visible c’est souvent à cause de problèmes de tensions, et cela a tendance à fragiliser le soulier donc à nuire à sa durabilité. J’ai vu des trépointes bien plus exposées que cela, néanmoins cela justifie quand même un remplacement de la chaussure. D’autant plus qu’il y a d’autres problèmes avec cette paire.

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De la colle, de la colle PARTOUT. Ça n’a rien d’exceptionnel sur une paire de Meermin et c’est sans conséquence. Notez la mention “made in Shanghai” sur la languette.

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Une machine à coudre qui va trop loin. Dans le cas de la dernière photo l’ouvrier, emporté par son élan et son amour du parti a voulu poursuivre sa couture PP sur le couche point.

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Cette chaussure a déjà été portée et a fait l’objet d’un retour. La couture a été “écrasée” par la démarche de quelqu’un. Il en va de même avec la semelle caoutchouc qui présente également quelques légères traces d’usure.

Paire numéro 5

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Cette dernière paire a été achetée en Janvier 2021 et est donc la plus récente du lot il s’agit d’un mocassin de type bit loafer. C’est également la seule paire issue de la gamme “femme“ de notre sélection. Le volume de la gamme féminine étant moindre nous voulions voir si ces modèles faisaient l’objet d’un traitement particulier ou si le niveau de (non) finition était le même que sur la gamme homme.

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On retrouve notre ami le morceau de plastique protecteur. La déforme est toujours appliquée de façon aussi aléatoire. Le couche point forme une bosse et la couture PP n’est pas droite. En fait elle sort pratiquement de la trépointe mais cette photo ne le montre pas bien. Les sous-couches du bloc talon sont en salpa, d’ailleurs un coin a été endommagé. C’est prometteur pour la suite.

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La tige frisote un peu, il y a différentes marques, éraflures et autres décolorations. “Made just using the finest French boxcalf” qu’ils disaient. Beaucoup de ces défauts vont disparaître lors d’un premier crémage. Sinon vous pouvez également voir que coudre droit chez Meermin est optionnel. Vu le prix c’est normal, et personne ne va le remarquer. Mes commentaires sarcastiques sont surtout là pour me moquer de la communication de la marque et de ses “very skillful artisans” du parti unique.

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Là aussi la tige frisote un peu, il y a quelques fils qui se baladent, aucune finition de tranche au niveau de la languette.

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Un fil qui a sauté et des coutures pas très propres…

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Enfin on termine sur la spécialité de Meermin, une séparation trépointe / couche point faite à l’arrache avec en prime une couture PP qui déborde et un morceau de plastique coincé entre la tige et le couche point.

Conclusion

Bien que 5 paires ne représentent qu’un échantillon limité, quelques tendances se détachent. Tout d’abord il y a beaucoup de défauts cosmétiques, mais également quelques défauts plus sérieux. Par ailleurs, les deux paires les plus anciennes sont de loin les plus propres. On peut toujours spéculer sur les raisons derrière la baisse de qualité, toujours est-il que le prix a augmenté sans que le niveau de finition ne se maintienne. On peut toujours spéculer sur les raisons derrières ce déclin. Est-ce que le déplacement intégral de la production vers la Chine y est pour quelque chose ? Quelle quantité de travail était effectué en Espagne auparavant ? Néanmoins, si certains doutent encore de la provenance des chaussures voici un tableau présentant les imports de la succursale de Meermin aux États-Unis. Les pompes sont livrées par conteneur directement depuis Shanghai, il n’y a aucune raison pour qu’il n’en soit pas de même pour les ventes en Europe.

La division USA de Meermin qui importe les paires directement depuis la Chine. (Source : seaair)
La division USA de Meermin qui importe les paires directement depuis la Chine. (Source : seaair)

De la même façon il faut savoir que depuis 2016 Meermin a connu une croissance exponentielle, avec une augmentation très forte de leur capital (ils sont passés d’un million d’euros en 2016 à pratiquement deux millions en 2017). La marque en a profité pour s’internationaliser en implantant aux États-Unis une nouvelle entité commerciale qui leur permet d’avoir à la fois un point de vente mais également un centre de stockage. Est-ce l’exemple d’une société qui a grandi trop vite et n’a pas été en mesure de gérer son expansion ? Il y a juste quelques mois en août 2020 la marque a ouvert une nouvelle entité commerciale à Hong Kong. Son utilité n’en est pas encore connue mais il peut s’agir d’un magasin. Toutefois, Meermin n’étant pas propriétaire de leur usine à Shanghai il est également possible que la marque ouvre une entité de production différente. Hong Kong bénéfice d’un régime différent de Shanghai, et ce dernier est particulièrement avantageux du point de vue fiscal…

La nouvelle entité commerciale de Meermin enregistrée à HK en pleine crise du virus Chinois. Comme quoi le business n’est pas mauvais pour tous. (Source : Companies Registry HK)
La nouvelle entité commerciale de Meermin enregistrée à HK en pleine crise du virus Chinois. Comme quoi le business n’est pas mauvais pour tous. (Source : Companies Registry HK)

L’autre point à retenir est que les caractéristiques intrinsèques des souliers n’ont pas beaucoup bougé à travers les années. Les contreforts et bouts durs sont toujours aussi fins et souples par exemple, ce n’est pas pour rien que les Meermin ont tendances à devenir difformes après quelques années. Le travail des tiges est lui aussi toujours aussi aléatoire et ainsi de suite. Après il est difficile de se prononcer sur ces aspects dans la mesure ou le cahier des charges de Meermin n’a jamais été homogène à travers la gamme. Par exemple certains modèles ont un bloc talon en cuir, d’autres ont un bloc talon en salpa, et cela a toujours été le cas et résulte juste d’exigences différentes pour des modèles différents. Il n’en reste pas moins que Meermin a toujours fait des chaussures d’entrée de gamme, et qu’il y a toujours eu des ratés comme l’image suivante le démontre.

Un cousu Norvégien tressé réalisé en 2015 par Meermin. Tout simplement atroce, d’ailleurs la marque a toujours un taux de défauts hallucinant sur ses cousus Norvégiens. Les ouvriers Chinois peuvent copier bien des choses mais il reste encore des domaines qu’ils ne maitrisent pas même après 5 ans. (Source : Styleforum)
Un cousu Norvégien tressé réalisé en 2015 par Meermin. Tout simplement atroce, d’ailleurs la marque a toujours un taux de défauts hallucinant sur ses cousus Norvégiens. Les ouvriers Chinois peuvent copier bien des choses mais il reste encore des domaines qu’ils ne maitrisent pas même après 5 ans. (Source : Styleforum)

S’il y a bien une chose qui est mise en valeur par cette sélection de paires c’est la nécessité d’acheter en boutique et non plus en ligne. Acheter en ligne se résume plus à un jeu de roulette Russe qu’autre chose, alors certes c’est l’option la plus facile et la plus pratique et sans aucun doute celle qui est privilégiée par la majorité des clients mais il faut bien comprendre que cela vous expose à des déceptions. Au final, pour le prix payé Meermin reste une marque intéressante à condition de choisir vos paires. À ce prix vous avez un vaste choix de tailles, de formes, de modèles… le fait est que la marque n’offre plus la même attention aux détails que par le passé.

Bonus: le service client

L’objectif était de reproduire l’expérience d’un client normal de la marque et cela passe également par la qualité du service. Parmi nos 5 paires, 2 avaient déjà été portées, ce qui en soit en dit déjà long sur le niveau d’exigence de la marque, mais cet article n’aurait pas été complet sans un message au légendaire service client.

Est-il nécessaire d'en rajouter?
Est-il nécessaire d'en rajouter?

10 marques de souliers de 150€ à 600€

Avant-propos

Suite à nos articles sur les chaussures industrielles, beaucoup de nos lecteurs désiraient avoir une sélection de marques vers lesquelles ils peuvent se tourner sans trop se poser de questions.

Tout d’abord, j’ai toujours trouvé l’exercice du guide d’achat généraliste totalement stupide. Les marques changent de propriétaire, d’objectifs, de méthodes de fabrication, parfois même d’usine dans le cadre des private labels. Bref, un guide d’achat est voué à être obsolète.

Il faut aussi comprendre qu’un guide d’achat ne peut répondre à chaque demande individuelle. Vous n’allez pas avoir les mêmes besoins si vous êtes bankster, contremaître, loufiat, souteneur, chômeur en puissance ou tout autre assisté professionnel. De la même façon certaines personnes n’éprouvent pas de difficulté à “faire” une chaussure alors que pour d’autres, la période d’adaptation va être plus longue. Sans compter que toutes les marques ne conviennent pas à tout le monde. Lisez notre article sur les formes et chaussant afin de comprendre les principes de bases qui commandent l’achat d’un soulier.

Sachez également que contrairement à d’autres soupeurs dont c’est le gagne pain, je m’en tape royalement de ce que vous faites avec votre argent. Ce guide n’est pas une recommandation, il s’agit simplement de donner quelques commentaires rapides sur plusieurs marques afin d’aiguiller les plus novices, autrement dit, si vous ne savez pas par où commencer cet article est pour vous.

Pour cette raison ce guide va donc avant tout traiter des marques dont le prix de vente est inférieur à 600 euros. Somme qui peut paraître importante, mais il est bon de rappeler que les chaussures industrielles de marques prestigieuses comme Edward Green commencent à plus de 1000 euros et que la botterie commence à plus de 2000 euros. Une chaussure à 600 euros n’est donc pas totalement un produit de luxe, mais elle n’est pas non plus bon marché. Qu’elle soit trop chère pour vous est une question totalement différente.

Ce guide ne va pas traiter des centaines de marques qui existent en private label, au-delà de celles qui composent l’entrée de gamme et des cas particuliers. Pourquoi ? Les raisons sont multiples, tout d’abord cela rendrait le travail du guide moins efficace puisqu’il y aurait des dizaines de marques supplémentaires à ajouter. Par ailleurs la production pour toutes les marques en private label de Sendra ou de Carlos Santos par exemple n’est pas suffisamment différente pour justifier de les inclure dans le guide. La différence se joue surtout au niveau de la politique commerciale, des patronages, du chaussant voire des peausseries (et encore que…) plutôt que sur la qualité de fabrication en elle-même.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de bonnes marques parmi les private labels, ni qu’il n’est pas possible de faire de bonnes affaires, mais entre une paire de Malfroid cousu rainette (fabriquée par Carlos Santos) et la production en nom propre de Carlos Santos (sur leur ligne cousu rainette) c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Ce guide ne va pas non plus traiter des marques “niches” que ça soit les nouveaux entrants des pays du tiers-monde (Bridlen par exemple) qui peuvent être intéressants mais sur lesquels les retours sont encore trop rares comme les marques plus établies de calcéophiles tordus. Vous avez été prévenu, c’est concis.

En dessous de 200 euros, Maximator über alles.

Une gamme de prix dans laquelle il ne faut pas faire la fine bouche, un peu comme quand vous êtes le créancier d’une boite qui vient de faire faillite. Même si le liquidateur a bonne gueule, vous ne savez pas vraiment ce que vous allez récupérer. Comme on dit en anglais “you get what you pay for”. Cheers.

YPSON’S

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Prix aux alentours de 165€

Ypson’s existe depuis plusieurs années et dispose d’une boutique parisienne, mais la marque est plutôt discrète et est surtout connue pour sa copie de Coniston. Les chaussures sont faites au Portugal, en Goodyear cousu rainette. Les cuirs ne sont pas terribles, mais dans cette gamme de prix ce n’est pas différent de la concurrence, et le chaussant est plutôt très généreux. Certains modèles sont d’un goût un peu douteux, on a l’impression de voir la collection Loding des débuts mais il y a quelques classiques intéressants

Points positifs

- Une boutique physique qui permet d’essayer les modèles

- Un service de cordonnerie sur place qui est correct et bien pratique pour faire poser patin et fer à l’achat

Points négatifs

- Beaucoup de modèles objectivement laids en dehors de quelques exceptions

- La qualité des cuirs, très variable et bien souvent basse (comme l’illustre la photo)

MEERMIN

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Prix aux alentours de 170€

Meermin est un nom incontournable quand on parle de l’entrée de gamme, la marque a acquis sa réputation durant ses premières années d’existence quand le rapport qualité prix était très intéressant. En revanche, ces dernières années, la qualité de fabrication est en baisse constante, les défauts se multiplient, le service client est passé maître dans l’art de la mythomanie et de la mauvaise foi. La marque entretient également la confusion sur son lieu de production. Depuis quelques années maintenant la très grande majorité (si ce n’est la totalité) des modèles sont intégralement fabriqués en Chine. Que reste-t-il alors à la marque ? Plus grand-chose, mais il ne faut pas oublier qu’elle dispose d’un très grand parc de formes et de tailles, dont des tailles larges, et qu’elle a également une boutique physique à Paris permettant l’essai sur place. L’achat en ligne est très fortement déconseillé à moins de vouloir jouer à la roulette russe.

Points positifs

- Un très bon parc de formes

- Des modèles plutôt originaux dans cette gamme de prix

- La Linea Maestro (à partir de 260€) qui propose des montages intéressants (quand ils sont bien effectués...) à des prix défiants toute concurrence

Points négatifs

- La qualité du cuir qui est plus proche du pangolin que du veau

- Beaucoup de défauts, parfois esthétiques, parfois rédhibitoires

- Le service client proprement catastrophique

- Pas de soldes mais un outlet pour refourguer les paires avec défauts

LODING

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Prix aux alentours de 180€

La marque est un peu l’ombre de ce qu’elle était il y a encore quelques années. La production est maintenant divisée entre le Portugal (chez Carlos Santos/Zarco) et en Inde, le réseau de boutiques a fondu au soleil, et comme chez beaucoup d’autres les prix sont à la hausse. Les modèles en Goodyear rainette qui sont fabriqués chez Carlos Santos ont une construction très honnête à ce prix. Les cuirs en revanche ne sont pas terribles. Il y a 10 ans c’était encore une affaire, aujourd’hui l’intérêt principal de la marque réside dans ses boutiques qui vont vous permettre d’essayer du Zarco, attention, ça chausse un peu plus large que la moyenne.

Points positifs

- Un réseau de franchisés en France qui bien que sur le déclin couvre encore du territoire

- Quelques modèles assez classiques qui passent partout

Points négatifs

- La qualité du service en boutique dépend du franchisé, et il y a plus de pignoufs que de gens compétents

- Les modèles indiens

- Baisse de qualité globale de la gamme et des cuirs

- Certains modèles sont (toujours) d’un goût douteux

VELASCA

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Prix aux alentours de 200€

Velasca est une marque dans la plus pure tradition Italienne, beaucoup de baratin pour pas-grand-chose. À les écouter tout est fait à la main chez mama Rosa dans le plus pur respect des traditions. La réalité est tout autre, la marque est le produit d’un ancien bankster qui a fait ses armes en Asie et qui a monté de toute pièce cette communication mensongère. Pour autant, les modèles proposés par la marque sont intéressants, ils ne semblent pas souffrir du même taux de défaut que leur concurrent Chinois. La majorité des montages sont en Blake ou Blake rapid, ce qui n’est pas une surprise venant d’Italie. Mettez-y un patin et il n’y paraîtra plus. Les modèles les plus chers (aux alentours de 250€) sont à déconseiller hors période de solde, vous pouvez trouver mieux chez la concurrence.

Points positifs

- Une gamme très complète

- Un taux de défauts qui semble inférieur à Meermin

- Un service client assez réactif

Points négatifs

- Des cuirs pas terribles

- Des plus en plus de modèles en Blake avec fausse trépointe (même pas du Blake rapid)

- Se limiter aux modèles les moins chers

En dessous de 300 euros, on a pas de pétrole mais on a des idées.

C’est probablement l’une des gammes de prix les plus compétitives avec un nombre incroyable de marques d’où la nécessité de faire le tri. Il existe des dizaines de private labels qui font produire chez Sendra à ce tarif, n’espérez pas trouver le Graal mais en cherchant bien il y a plein de chaussures correctes.

YANKO

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Prix aux alentours de 280€

Un ancien géant de la chaussure majorquine qui s’est effondré et peine à se relever. La concurrence est rude dans cette gamme et Yanko est un ton en dessous de TLB et de Carmina mais fait jeu égal avec Sendra. La marque reste néanmoins intéressante, surtout en période de solde. Un détail important, la marque taille grand. La distribution en France est inexistante et il faudra passer par des revendeurs tiers, les prix peuvent donc varier fortement d’un revendeur à un autre. Le style est très majorquin, ça plaît à certains et pas à d’autres.

Points positifs

- Bon rapport qualité prix surtout en solde

- Des modèles intéressants et variés

Points négatifs

-Une distribution confidentielle

- Des cuirs pas toujours au niveau

- Un parc de formes assez limité

SENDRA

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Prix aux alentours de 280€

La marque d’une usine qui fabrique pour énormément de clients en private label. Si vous avez du JFitzpatrick, Septième Largeur, Sons of Henrey, Morjas, Markowski, Cobbler Union et j’en passe vous avez du Sendra. La marque Sendra est intéressante car elle est relativement méconnue, probablement qu’ils évitent de faire trop de communication pour ne pas faire d’ombre à leurs clients en private label. Les modèles sont assez classiques, ils proposent un service de patine comme leur client 7L (quelle surprise). La distribution est assez confidentielle en France, il faut passer directement par leur site. À noter que leur production en nom propre ne montre pas l’étendue des capacités de l’usine, les modèles sont cousu rainette, avec contreforts en celastic alors que l’usine propose du cousu sous gravure et des contreforts en salpa à ses clients en private label. Probablement une histoire de positionnement tarifaire.

Points positifs

- Du Sendra directement sorti d’usine, sans avoir à payer pour la comm à la con

- Une section outlet sur le site et des soldes assez fréquentes

- Une section MTO/Custom pour ceux que ça intéresse

- Et pour ceux qui ne sont pas satisfaits, il reste leur vaste panel de marques en private label

Points négatifs

- Le cahier des charges moins qualitatif que pour certains de leur private label

- Le cuir est d’une qualité variable mais n’est jamais très bon

En dessous de 400 euros, pas encore du champagne mais certainement pas de la pisse.

Beaucoup de marques ibériques se battent dans ce créneau, avec un peu de chance vous pouvez faire de bonnes affaires. Profitez-en tant que ça dure, ce segment tarifaire a tendance à être assez cruel pour les entreprises qui se ratent.

CARLOS SANTOS

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Prix aux alentours de 350€

L’usine de Carlos Santos (Zarco) produit pour énormément de marques en private label mais elle produit également en nom propre. Que ce soit pour sa propre marque comme pour ses clients, Carlos Santos dispose d’au moins 4 lignes différentes, son cousu Blake, Goodyear rainette, Goodyear sous gravure (Handgrade) et la Handcrafted. La ligne Blake est à oublier. Celle en GW rainette est correcte mais globalement inférieure à Carmina ou TLB. Le véritable intérêt de la marque est avec les deux dernières lignes. La Handgrade se trouve aux alentours de 400€ et est similaire à ce que propose Carmina (même si un peu en dessous). La Handcrafted est aux alentours de 600€. Les modèles en Handcrafted sont difficiles à trouver mais sont d’une excellente qualité JM legazel en propose quelques-uns mais sous leur nom et non sous le nom Santos ce qui est dommage car les modèles de Santos sont en général plus sobres. Sans surprise la marque taille un peu plus grand que la moyenne.

Points positifs

- Beaucoup de lignes de formes et de modèles

- La ligne Handcrafted de très bonne qualité mais difficile à trouver

- Un vaste panel de marques en private label

Points négatifs

- La distribution des lignes les plus intéressantes (Handgrade et Handcrafted) est anecdotique et floue.

- Un réseau de revendeur assez vaste mais qui change assez souvent et une politique commerciale illisible.

- La ligne Blake est à oublier

TLB MALLORCA

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Prix aux alentours de 350€

TLB est une marque assez récente fondée par des anciens de Yanko (d’où la ressemblance sur les patronages). La marque fabrique pour quelques private labels mais elle offre en son nom propre deux lignes, l’une classique à 300€ et l’autre dite “Artista” à partir de 350€. C’est cette dernière qui est la plus intéressante. Son objectif était de repousser les limites du milieu de gamme en matière de qualité de fabrication et le pari est réussi. La construction est soignée, les contreforts sont en cuir (très rare dans cette gamme de prix), globalement il s’agit d’un très bon rapport qualité prix. Le chaussant est un peu plus large que la moyenne, et les modèles ne sont pas d’une grande originalité. La distribution est encore confidentielle, il faut passer par le site de la marque car elle ne dispose pas de boutique en nom propre.

Points positifs

- La gamme Artista et son attention aux détails sur la construction (contreforts cuir, anti-glissoires…)

- Un service client réactif et amical

- Un service MTO qui comprend la gamme Artista

Points négatifs

- Une politique tarifaire confuse. On ne sait pas bien si la ligne Artista sert de vitrine pour la ligne classique ou si cette dernière sert de produit d’appel pour l’Artista.

- Une distribution encore assez limitée et un parc de forme très réduit pour ne pas dire rachitique (2 formes, 4 largeurs...)

- Une sélection de cuirs limitée

CARMINA

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Prix aux alentours de 400€

L’une des marques les plus populaires du milieu de gamme, et pour cause, les montages sont très corrects, les finitions sont bonnes, le parc des formes et modèles très développé. Certains murmurent que c’est trop beau pour être vrai et que les modèles ne sont peut-être pas fabriqués en Espagne mais en Chine, faute de preuve pour l’instant il ne s’agit que d’une rumeur. Carmina demeure une valeur sure, mais la marque a intérêt à ne pas se reposer sur ses lauriers, la concurrence a les dents longues et il y a quelques aspects ou elle n’est plus à la pointe. La marque dispose d’une boutique à Paris qui est bien tenue et qui propose un service de qualité. L’achat en ligne est en revanche déconseillé, les cuirs de la marque ne sont pas toujours au niveau et choisir en boutique est votre meilleure garantie d’avoir une paire qui soit satisfaisante.

Points positifs

- Gros parc de formes et de modèles

- Un service MTO très complet (attention cependant à la qualité des cuirs)

- Bonne qualité de fabrication…

Points négatifs

- … mais qui stagne

- Les cuirs un peu moyens, l’achat en boutique est à privilégier

- Le service client en ligne d’une qualité variable

En dessous de 600 euros, Georges Abitbol serait presque fier de vous.

On commence à arriver dans une gamme de prix où les chaussures sont beaucoup plus intéressantes. On s’éloigne un peu de la dimension purement utilitaire de la chaussure pour s’approcher un peu plus de l’objet plaisir sans qu’on soit encore dans le “luxe”.

CROCKETT & JONES

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Prix aux alentours de 500€

Il s’agit d’une marque dont la réputation dépasse un peu la qualité réelle des produits. Non que C&J fasse de mauvaises chaussures loin de là, mais le rapport qualité prix n’est pas le meilleur du segment. La marque dispose de deux gammes, la main line et la handgrade. La handgrade dépasse le cadre de ce guide en matière de budget et nous n’allons pas l’aborder. La main line est en dessous des concurrents directs de la marque en matière de construction. Au regard du prix payé les finitions sont grossières (couture petit point pas toujours soignée, cousu Goodyear sous rainette et non sous gravure, couche point non aligné) mais le cuir est d’une qualité très correcte. La distribution de la marque est aléatoire et la possibilité de commander sur le site par mail order est risible à notre époque. Il n’y a en revanche aucun reproche à faire à la collection, la marque dispose de beaucoup de modèles tailles et formes, dont probablement les meilleures boots d’inspiration rurale qui existent (Coniston, Aldershot Snowdon…).

Points positifs

- Les boots !

- Le cuir de meilleur qualité que les concurrents Majorquins

- Le large choix de formes, tailles et modèles

Points négatifs

- La qualité de fabrication (et de finition) pas au niveau

- Le cousu rainette à ce niveau de prix, sérieusement ?

ALFRED SARGENT

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Prix aux alentours de 540€

Alfred Sargent est une marque qui ne bénéficie pas de la même popularité d’une marque comme C&J par exemple, et c’est bien dommage. Il s’agit selon nous de l’une des meilleures marques anglaises dans cette gamme de prix, si ce n’est la meilleure marque. Pour l’anecdote, l’usine de Sargent était celle qui assurait la production des chaussures de Gaziano & Girling avant que la marque n’acquiert leur propre unité de fabrication. La gamme d’Alfed Sargent s’articule autour de 3 lignes, la main line, l’exclusive et la handgrade. Nous n’allons pas aborder la handgrade qui sort du budget de ce guide, mais elle offre un excellent rapport qualité/prix. La main line et l’exclusive sont également de très bonne facture, très largement au-dessus de la main line proposée par C&J en matière de montage et cela pour un prix similaire ou très légèrement supérieur. Le cuir est de qualité équivalent à C&J. Depuis le rachat par Bowen, la marque est plutôt bien représentée à Paris. En revanche, la politique de distribution via les revendeurs tiers est confuse et les prix disparates, il est possible comme chez C&J de commander directement sur le site via mail order.

Points positifs

- Très bonne qualité de fabrication

- La ligne exclusive

- Un excellent rapport qualité/prix pour une marque anglaise

Points négatifs

- Une distribution qui pourrait encore être améliorée

- Seulement 4 formes dont 3 pour l’exclusive

- Plus de modèles pour la gamme exclusive, please.

VASS

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Prix aux alentours de 560€

Vass a une excellente réputation dans le milieu du soulier, et sans aller dire qu’elle n’est pas justifiée elle est probablement un peu exagérée. La marque propose définitivement des souliers très intéressants, mais derrière les arguments marketing se cachent une réalité commerciale pas toujours au niveau. Certes, les montages sont effectués en partie à la main (trépointe cousue main, couture petit point faite machine) mais sont d’une qualité variable. La marque a eu une certaine difficulté à s’adapter à son gain exponentiel de popularité et cela se ressent au niveau de la politique commerciale. Le site internet est difficile à trouver et est le meilleur canal pour obtenir les prix les plus compétitifs. Il existe quelques revendeurs mais certains ont des prix délirants (Vass via Ascot shoes). En fonction du prix auquel vous trouvez votre paire, le cuir va de passable à très correct. Il ne fait aucun doute que la marque propose une offre qui est vraiment de très grande qualité, surtout en période de solde où le rapport qualité/prix peut être extrêmement avantageux.

Points positifs

- Un montage en partie fait main

- Semelles J. Rendenbach sur énormément de modèles

- Les embauchoirs sont inclus dans le prix

- Beaucoup de modèles et de formes

Points négatifs

- Les montages ne sont pas toujours bien soignées

- Une politique de distribution illisible. Pour la gamme classique les prix vont de 250€ (en solde) à plus de 900€ en fonction des revendeurs sans qu’il n’y ait d’explication valable en dehors de la marge.

- Un service client d’un autre temps, avec des délais parfois longs surtout pour la livraison des paires achetées directement sur leur site.

JACQUES ET DÉMÉTER

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Prix aux alentours de 560€

Jacques et Déméter est une marque un peu à part sur le marché. D’un part, il s’agit d’un private label fabriqué par Malinge, une petite usine de l’Ouest de la France. D’autre part son placement tarifaire est au-dessus de ce que fait la majorité des private labels. Les chaussures de Jacques et Déméter se démarquent surtout par la qualité de leur montage, pour le prix proposé, les montages sont parmi les meilleurs. La marque propose notamment des murs de montage mixtes (à savoir gravurés et entoilés) d’une très belle facture. Beaucoup de marques dans le même segment de prix voire même au-dessus ne sont pas aussi qualitatives. Il est dommage que les finitions ne bénéficient pas du même traitement, ces dernières sont parfois un peu moyennes. En ce qui concerne les cuirs, ces derniers sont bons, mais le travail des tiges n’est pas irréprochable. La marque propose surtout des modèles d’inspiration workwear, idéal si c’est ce que vous cherchez, dommage si ce n’est pas à votre goût. Jacques et Déméter ne dispose pas d’une boutique, mais la marque possède un showroom, vous pouvez y accéder sur rendez-vous pour essayer les paires.

Points positifs

- L’excellence du montage

- Les cuirs sont bons

- Beaucoup de workwear

Points négatifs

- Trop de workwear

- Des finitions perfectibles