Introduction au Sartorialisme

Bienvenue sur sartorialisme.com, l’objectif du site est de proposer un autre contenu que les conneries habituelles autour du « tailoring » ou du « casual-chic » fait par des gens qui vouent un culte au « tech wear » et autres marques scandinaves pour ploucs.

Ici on se moque de la marque, tout ce qui compte c’est le style. Si l’allure est bonne on prend, inutile de s’attarder des mois ou des années sur le « bespoke » qu’aucun lecteur ne pourra se payer. Le but visé est d’insuffler chez le lecteur une volonté de retour à une garde robe traditionnelle débarrassée des diktats de la mode, sans verser dans une parodie surannée de « gentleman » ou de « dandy »  totalement grotesque, efféminée et ridicule (on notera la propension de certains acteurs du milieu à utiliser des anglicismes pour des raisons inconnues, ou pire utiliser de façon forcée un langage suranné pour se sentir « dandy » mais le rendu fait plutôt penser à un majordome dans une série française).
Inutile de préciser que ressembler à un premier de la classe, un vieux garçon ou un comptable est exclu.

Avant de commencer on va procéder à quelques précisions terminologiques, le propos sera surement évident mais ça ira mieux en le disant.

Par ploucs, il doit être compris celui pour qui le style classique est étranger voire odieux.
Malheureusement, le plouc est comme le péché originel: on est tous affecté et on reste tous des ploucs à un degré divers. L’essentiel est d’en prendre conscience et d’essayer de s’améliorer à hauteur:
- du temps disponible vu que la quantité d’informations à digérer est énorme
- et des moyens financiers dont on dispose, ce n’est pas parce que le bespoke relève de l’exception qu’on peut se permettre de porter littéralement de la merde.

Pour s’améliorer il faut déjà passer par une phase de désintoxication mentale pour se défaire de toutes ces années de négligence ou à succomber à la mode. Cette phase sera longue, et passer le cap de l’affirmation stylistique l'est encore plus en raison du terrorisme intellectuel en la matière - si vous considérez notre propos méprisant vous serez surpris de la franche hostilité que nous témoigne les ploucs. Après tout, pourquoi opter pour une chemise et une cravate quand personne n’est en costume? Il faut savoir qu’en France on est libre de s’habiller comme on veut, mais c’est comme la liberté d’expression, c’est à sens unique. Il faut comprendre par là qu’on est obligé de mal s’habiller sous peine de subir des quolibets:

- « tu vas à un mariage? entretien d’embauche? » souvent de la part d’un bobo en tenue d’ouvrier ou d’une grosse en leggings. Pour les ayatollahs de la liberté vestimentaire, porter un costume par plaisir tient de l’abomination. En revanche s’habiller en tenue sportive quand on a 40kg de lard en trop est parfaitement acceptable et il ne leur vient pas à l’esprit que leur tenue est incompatible avec leur environnement en plus de l’être avec leur personne. De même pour les pourfendeurs de « l’appropriation culturelle », se déguiser en ouvrier du siècle dernier ou en fermier américain alors qu’on travaille dans le marketing est acceptable. A leur décharge, le vêtement porte une dimension symbolique. Porter des souliers à 180 euros sera sans doute vu comme du snobisme ou « un truc de bourge » alors qu’une paire de sneakers au même prix voire bien supérieur sera jugée tout à fait naturel. Le style du vêtement dépasse de loin l’impact du prix, il est plus facile de passer pour « un gros bourge » avec des vêtements achetés en friperie une bouchée de pain qu’en tenue complète gucci/supreme. De part ses origines, le sartorialisme est parfaitement anti-démocratique et nécessite de faire l’impasse sur le regard d’autrui.

- « tu vas pas t’étrangler avec cette cravate? », compréhensible venant d’une personne sans doute traumatisée par un port forcé d’une chemise en polyplouc mal coupée et affublée d’une cravate slim elle aussi en polyplouc choisie par leur épouse (souvent présent ligne 1/RER A aux heures de pointe).

- « ça fait papy… » souvent venant d’un quadragénaire bedonnant qui pense faire jeune (faire jeune !) en portant un jeans skinny alors que ça crée un décalage qui le rend grotesque, le jeunisme est vraiment le propre des vieux. Si l’on vous fait remarquer que votre tenue fait « vieux », contentez vous d’un « merci ».

A l’opposé, on a également le taulier pseudo-sartorialiste qui va se fendre d’un « la véritable élégance ne se remarque pas », si on excepte le sens réel de cette citation de Brummel sur l’égoïsme des détails, il va être délicat de faire preuve de discrétion quand on est la seule personne avec une chemise dans une pièce (et je ne parle même pas d’un costume) alors même qu’un polo monoprix est une déclaration de guerre pour le plouc en hoodie star wars.

Le style classique, et encore plus la démarche sartoriale, est ultra-minoritaire et jouit d’une dimension symbolique toute particulière qui sera nécessairement clivante. Si vous êtes dans un milieu de ploucs et que vous n’avez pas encore refusé de céder au terrorisme de la médiocrité ce site est fait pour vous. On va néanmoins prendre en compte le constat fait par les ploucs qui nous entourent: « à notre époque plus personne ne porte de costume pour se promener dans la rue ». C’est un fait, mais on peut aussi considérer qu’on vit dans une époque de merde alors on va s’orienter vers un « sartorialisme du quotidien » c’est-à-dire le style sport ou appelé « casual chic » par les autres sites, autrement dit un style bâtard visant une mise décontractée dans laquelle s'insère aussi bien des éléments formels que des éléments empruntés au vestiaire casual, workwear ou militaire.

S'affranchir du regard des autres est difficile, mais souhaitez-vous leur ressembler?

Sources (de gauche à droite, haut en bas) : Sebastian McFox | Ethan Desu | Danilo Carnevale | @kimdabinc | Apparel Arts | Styleforum | Changhoon Lim | Styleforum | 1000 Yard Style | Alessandro Squarzi | Viola Milano

Convaincu ? Voici nos conseils pour bien commencer !

Source : Croquis Sartoriaux
Source : Croquis Sartoriaux

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