Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les semelles en caoutchouc

Nous avons évoqué le cas des semelles en cuir dans la première partie de cet article, nous allons donc maintenant traiter des semelles en caoutchouc.

Ces semelles sont de plus en plus populaires et elles sont bien souvent présentées par les marques comme une option plus “durable” aux semelles en cuir. Libre à vous de le croire, après tout certain accordent du crédit aux promesses des politiques néanmoins il serait quand même bien naïf de prendre les affirmations des fabricants pour argent comptant. En réalité, comme pour les semelles en cuir on trouve des semelles en caoutchouc qui sont de plus ou moins bonne qualité et qui vont donc être plus ou moins durables. Le problème c’est que beaucoup de gens l’ignorent et pensent qu’une semelle en caoutchouc en vaut une autre ce qui entraine parfois des déceptions. Dans la pratique je ne suis pas convaincu par l’argument de durabilité des semelles en caoutchouc et ce pour une raison très simple. Elles s’usent certainement beaucoup moins vite que les semelles en cuir (enfin, ça, ça dépend des marques), mais une fois usées, il faut les remplacer. Or les cordonniers sont de moins en moins courants, et en dehors des quelques grands noms, de moins en moins compétents. Autant le dire simplement, beaucoup de souliers avec une semelle en caoutchouc usée ne seront jamais ressemelés et se dirigeront à la poubelle ou sur Ebay.

Vous allez me dire qu’il en va de même avec les chaussures qui ont des semelles en cuir et vous avez bien raison. Mais il est toujours possible de leur faire poser un patin. C’est d’ailleurs une source de bonnes affaires si vous êtes un peu doué de vos mains, vous pouvez acheter des souliers que beaucoup pensent foutus car la semelle leur paraît trop usée et leur coller un patin, une redresse et un fer et vous obtenez une paire de pompe pratiquement neuve. Ce qu’il est impossible de faire avec des semelles gomme. Mais c’est une considération qui ne va intéresser qu’une minorité de gens, en réalité la vaste majorité des chaussures ressemelables finissent tout simplement à la poubelle.

Dans cet article nous traitons essentiellement de l’utilisation urbaine des semelles en caoutchouc. Nous allons aborder rapidement les semelles commandos, mais il faut garder à l’esprit que quand nous mentionnons les avantages ou inconvénients de certains types de semelles c’est dans le cadre d’une utilisation à la ville.

Nous allons commencer par présenter les différents types de semelles en caoutchouc qui existent. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que le type de semelle n’a pas autant une influence sur sa durabilité que sa dureté, mais nous allons revenir là-dessus dans un instant. Le principal intérêt de tel ou tel type de semelle en caoutchouc réside dans l’adhérence qu’elle offre, sa finesse ou son aspect visuel. Bien évidemment cette liste n’est pas exhaustive, nous présentons simplement les semelles les plus courantes.

Typologie des semelles

La semelle York

1 patine guide semelle caoutchouc

La semelle York est une semelle en caoutchouc partielle puisqu’en cambrure elle est composée d’une partie en cuir. Elle réplique l’apparence d’une semelle en cuir avec un patin à la différence près que la partie de la semelle en caoutchouc dispose de picots pour une meilleure adhérence. C’est un type de semelle que l’on trouve essentiellement chez les fabricants de la péninsule ibérique, moins chez les autres.

La semelle City

2 patine

La semelle de type City devient de plus en plus courante sur les modèles de chaussures “habillées” car elle est en général très fine. Elle est donc difficilement décelable quand vous voyez une chaussure de profil et c’est en réalité là son intérêt principal. Je ne pense pas qu’elle soit plus ou moins adaptée à la ville qu’un autre type de semelle en caoutchouc, son nom “city” étant plus à mettre en relation avec le vestiaire urbain qu’avec une habilité particulière à écraser des pieds dans le métro ou casser des têtes sur un trottoir. Deux caractéristiques pourtant primordiales dans nos métropoles modernes.

La semelle de type “Dainite” (ou semelle stud)

3

C’est de loin le type de semelle le plus populaire. Fabriquée à l’origine par la marque Dainite (d’où le nom) elle est aujourd’hui copiée par pratiquement tous les fabricants, bons ou mauvais. C’est une semelle assez polyvalente qui s’adapte à une utilisation urbaine comme rurale. En hiver elle a tendance à être un peu glissante et peut devenir même franchement casse gueule. L’inconvénient d’une semelle Dainite de la marque Dainite est son prix. Beaucoup de fabricants utilisent donc des copies “no name” qui leur coûtent beaucoup moins cher, qui sont absolument nazes et vont s’user rapidement. La copie produite par Vibram est de bonne qualité. Notez qu'il n'est pas rare que les studs soit sur le passage de la couture PP chez certains fabricants un peu pressés, comme c'est le cas dans l'image ci dessus. Ça ne porte en général pas à conséquence, surtout si la couture n'est que décorative comme cela arrive parfois.

La semelle Ridgeway

4

Là aussi une fabrication originale de Dainite qui existe sur le marché en de nombreuses versions no name de qualité médiocre. C’est une semelle que l’on trouve surtout sur les bottines et autres chaussures d’utilisation plus rurale mais il n’est pas rare de la voir sur des chaussures de ville, ce qui est d’ailleurs assez laid.

La semelle commando

5 C&J

C’est une semelle qui a été inventée par Vibram, le nom d’origine était Carrarmato, mais les Anglais ont rapidement pondu une copie pour usage militaire, d’où le nom Commando. C’est un type de semelle qui est particulièrement adapté aux bottines mais certaines marques ont pris pour habitude d’en mettre sur des mocassins, et autres chaussures de ville. C’est un peu l’équivalent d’avoir un SUV en milieu urbain, ça ne sert à rien et vous avez l’air d’un plouc mais ça fait crier les écolos donc c’est rigolo.

La semelle en crêpe

6 Weston

Ce type de semelle est réalisé à partir de caoutchouc de plantation, alors que les autres semelles en caoutchouc sont réalisées à partir de dérivés du pétrole. Ce sont des semelles très souples et donc très confortables mais elles ont tendance à être aussi très peu durable. Notamment en raison de la souplesse du matériau, mais aussi parce que le crêpe est très sensible à la chaleur et aux solvants. Ces semelles ont la réputation d'être excessivement glissantes sous la pluie.

Ce sont là les types de semelle les plus courants, mais il en existe un bon nombre d’autres qui peuvent être propres à certaines marques de chaussures. Ce sont des semelles qui viennent de fournisseurs tiers (comme toujours) mais qui sont fabriquées selon les spécifications de la marque de chaussure qui les commande, et qui peuvent être “griffées” (comprendre par là qu’elles ont le logo de la marque de chaussure) je pense par exemple aux semelles en caoutchouc Weston, parmi bien d’autres. Ces semelles ne sont pas toujours de bonne qualité, car il arrive bien souvent qu’elles soient commandées chez des fournisseurs qui sont assez bas de gamme, ou qu’elles soient spécialement pensées pour le confort du porteur au détriment de la durabilité.

Une semelle Weston qui craque en 18 mois. (Source: depiedencap)
Une semelle Weston qui craque en 18 mois. (Source: depiedencap)
Une semelle Lobb qui part en vrille, là aussi rapidement. Le client semble user prématurément le bout de ses chaussures. Nous allons revenir là dessus plus tard dans l'article. (Source:styleforum)
Une semelle Lobb qui part en vrille, là aussi rapidement. Le client semble user prématurément le bout de ses chaussures. Nous allons revenir là dessus plus tard dans l'article. (Source:styleforum)

Maintenant que vous connaissez les principaux types de semelles en caoutchouc nous allons aborder quelques questions techniques et commerciales.

La popularité des semelles gomme

Il est évident que les semelles gomme deviennent de plus en plus populaires. C’est une célébrité un peu tardive quand on considère que ces semelles existent depuis plus d’un siècle. Il faut dire que beaucoup de progrès ont été fait depuis. Les marques poussent de plus en plus pour la généralisation des semelles en gomme. Notamment car cela leur permet d’économiser un peu voire même beaucoup d’argent, une paire de semelles J. Rendenbach coûte (au prix cordonnier, les usines payent moins, évidemment) environ 60€, une paire de Dainite stud on est plus aux alentours des 30€ (là aussi, tarif cordonnier) et c’est plus ou moins LA marque de référence. Si vous voulez une copie Chinoise de Dainite on va descendre allègrement en dessous des 6€ la paire. Si une usine part sur du croupon no name à tannage végétal classique plutôt que du Rendenbach, on est quand même aux alentours de 15€ la paire (toujours prix cordonnier). La semelle en gomme Chinoise reste donc toujours moins chère, et surtout elle va probablement durer plus longtemps que le croupon naze, donc le fabricant est gagnant. Et puis les usines savent bien qu’aujourd’hui l’écrasante majorité de la population ne sait pas ce que c’est que d’avoir des chaussures en cuir, les semelles en caoutchouc vont donc être plus populaires tout simplement car elles glissent moins, sont moins contraignantes vis à vis de la météo et sont plus durables. Bref, les marques ont toutes les raisons de les mettre en avant.

Une copie no name de Dainite, ça ne coûte pas cher et le client est content.... du moins dans un premier temps. (Source: Morjas)
Une copie no name de Dainite, ça ne coûte pas cher et le client est content.... du moins dans un premier temps. (Source: Morjas)
D’après Cobbler Union le seul avantage de la semelle en cuir par rapport à la semelle en gomme est d’être trop classe. Ça n’est pas totalement faux quand on considère le papier mâché qui sert de semelle cuir dans cette gamme de prix.   (Source:cobblerunion)
D’après Cobbler Union le seul avantage de la semelle en cuir par rapport à la semelle en gomme est d’être trop classe. Ça n’est pas totalement faux quand on considère le papier mâché qui sert de semelle cuir dans cette gamme de prix. (Source:cobblerunion)
Les marques font le forcing au point de commander des articles à des pigistes pour ensuite spammer les différents media maintream avec le même article. Ici un article de commande que l’on trouve un peu partout, et qui sans surprise demande à Dainite… ce qu’ils pensent de Dainite. (Source:robbreport)
Les marques font le forcing au point de commander des articles à des pigistes pour ensuite spammer les différents media maintream avec le même article. Ici un article de commande que l’on trouve un peu partout, et qui sans surprise demande à Dainite… ce qu’ils pensent de Dainite. (Source:robbreport)

La durabilité des semelles en gomme

Comme pour les semelles en cuir, l’un des éléments qui va déterminer de la durabilité (ou non) d’une semelle en caoutchouc est sa dureté. Bien évidemment, comme pour les semelles en cuir le poids du porteur, sa démarche, la fréquence d’utilisation... vont avoir une influence sur la durée de vie d’une semelle. Le climat en revanche beaucoup moins, c’est d’ailleurs là l’un des principaux avantages des semelles en caoutchouc, leur résistance à la pluie. Plus une semelle en caoutchouc va être dure plus elle va être résistante. Le problème c’est qu’en tant que client vous n’avez absolument aucune idée de la dureté de vos semelles en caoutchouc. Comme vous n’avez d’ailleurs aucune idée de leur composition réelle. Pour mesurer la dureté d’une semelle en caoutchouc on utilise la dureté Shore. Nommée d'après son inventeur, Albert Ferdinand Shore, la dureté Shore offre différentes échelles pour mesurer la solidité de différents matériaux. Il existe un total de 12 échelles de dureté Shore pour mesurer la dureté de différents matériaux, tels que les caoutchoucs souples, les plastiques rigides et les gels super souples. Ces échelles de dureté ont été créées pour que tout le monde puisse discuter de ces matériaux et avoir un point de référence commun pour eux. Les 3 échelles les plus courantes sont 00, A et D, L'échelle Shore 00 est utilisée pour les gels et caoutchoucs super souples (exemple une semelle interne en gel), l’échelle shore A est utilisée pour les caoutchoucs "plus souples" (pneu, semelle de chaussure en caoutchouc...), tandis que l'échelle Shore D est couramment utilisée pour les caoutchoucs "plus durs" (roue de caddy, casque de chantier). Pour les semelles on est en général sur des valeurs qui vont de 55 à 85 Shore A mais il y a des exceptions. Les marques n’indiquent jamais la dureté shore de leurs semelles et dans un sens ça n’est pas plus mal. Car ça évite que les marques d’école de commerce en fassent une “caractéristique” de leur produit comme ça l’a été avec le cousu Goodyear. Et puis ça évite aussi que les débilos qui lisent sans comprendre n’en parlent comme ils peuvent le faire souvent dès qu’ils ont l’impression qu’un concept est important mais qu’ils n’en maîtrisent pas le sens. Toujours est-il qu’il existe des disparités assez importantes en fonction de la qualité de la semelle. C’est également valable pour les patins à mettre sur une semelle cuir. Le patin standard “Topy Élysée” est à 85 Shore A un patin très dur, bien souvent beaucoup plus résistant que n’importe quelle semelle Dainite no name que vous trouvez sur les marques d’entrée de gamme. D’autres patins sont plus proches des 60 ou 65.

Les échelles de dureté shore 00 A et D avec des objets de référence. (Source:artmolds)
Les échelles de dureté shore 00 A et D avec des objets de référence. (Source:artmolds)

Est-ce qu’on fait poser un fer sur une semelle en caoutchouc ?

L’un des inconvénients majeurs des semelles en caoutchouc c’est qu’elles ne protègent pas les mangeurs de bouts. Qu’est-ce qu’un mangeur de bout ? Ça n’est pas une nouvelle perversion sexuelle à la mode, mais un symptôme que l’on retrouve chez certaines personnes. À cause d’une démarche "anormale" ces gens abîment l’avant de leur chaussure à une vitesse hallucinante. Sur une semelle en cuir, en moins d’une dizaine de ports un mangeur de bout peut avoir totalement détruit l’avant de sa semelle. C’est un phénomène qui est plus ou moins prononcé et qui touche beaucoup de gens. La solution sur les semelles en cuir est de faire poser un fer encastré. Les semelles en caoutchouc ne sont pas immunisées contre les mangeurs de bouts. Il leur faudra plus de temps pour détruire l’avant de leur chaussure, mais ils y arriveront toujours. J’en connais qui au bout d’une trentaine de ports arrivent à vraiment bien attaquer le bout d’une semelle en caoutchouc, il est entendu que c’est un cas désespéré. Est-il possible de faire poser un fer sur ces semelles ? Oui et non. Il est parfaitement techniquement possible de faire poser un fer sur une semelle Dainite (du moment que ça n’est pas un fer Triumph), mais je ne suis pas convaincu de l’efficacité.... et c'est un euphémisme.

Certains cordonniers l’ont fait à la demande de leur client, mais la majorité vont refuser. Car c’est un assemblage difficile à faire, le mariage de la semelle en caoutchouc et du fer encastré est précaire. Il y a un risque que le fer ne tienne pas en place, bref, en réalité cela ne sert à rien. Globalement il faut dire que les semelles en caoutchouc sont quand même moins faciles à attaquer au niveau du bout, surtout si c’est de la Dainite ou de la Vibram véritable (d’autres marques sont réputées, je ne nomme que les 2 plus connues). Si en revanche c’est de la copie no name, là c’est autre chose.

Un mangeur de bout sur semelle en cuir   (Source:styleforum)
Un mangeur de bout sur semelle en cuir (Source:styleforum)
Un mangeur de bout sur une semelle gomme. (Source:styleforum)
Un mangeur de bout sur une semelle gomme. (Source:styleforum)
Un fer sur une semelle Dainite. Bedos, le cordonnier derrière cela dit accepter les demandes de ses clients même si elles sont débiles. (Source:bedos)
Un fer sur une semelle Dainite. Bedos, le cordonnier derrière cela dit accepter les demandes de ses clients même si elles sont débiles. (Source:bedos)

Conclusion

Alors, semelle en caoutchouc ou patin ? Selon moi c’est une question de préférence et surtout d'utilisation. Mais ceux qui achètent des semelles en caoutchouc car ils n’ont pas facilement accès à un cordonnier et se disent "j'ai le temps de voir venir" ou qui sont trop maladroits pour mettre un patin eux même font une erreur. En même temps il faut dire que la vaste majorité des zélégants des zinternets ne savent rien faire de leurs 10 doigts, les amateurs de voitures ou de moto aiment en général bricoler, les zélégants eux aiment bien astiquer (les chaussures bien sûr), c’est un autre style. Toujours est-il que si votre objectif est celui de la durabilité, pour une utilisation en ville le patin en caoutchouc sur semelle en cuir est à mon sens supérieur à la semelle en caoutchouc. D’ailleurs l’argument de la durabilité chez les zélégants est bien souvent un prétexte qu’ils utilisent pour convaincre leur femme de les laisser acheter toujours plus de merdes pour faire les kékés sur Discord et autres forums. La vaste majorité des achats qui sont réalisés (les costumes SS, la demi mesure de plouc, les pompes chinoises) sont jetables. La durabilité c’est devenu un running gag, peu de choses aujourd’hui sur le marché sont véritablement durables comme elles pouvaient l’être avant. Il n’est donc pas étonnant qu’il en soit de même avec beaucoup de semelles en caoutchouc. Les fabricants sont limités par plusieurs choses, ils ne peuvent pas se permettre de faire des semelles extrêmement dures, car c’est assez inconfortable (à dureté équivalente vous n’allez pas sentir un patin, une semelle, si) et puis il y a la question des coûts. Ils utilisent déjà des semelles en caoutchouc pour faire baisser les prix par rapport aux semelles en cuir, donc vous ne voulez pas non plus qu'ils y mettent trop d’argent. Cela étant dit, il est évident que les semelles en caoutchouc ont leur utilité, surtout pour ce qui est du domaine d’une utilisation en dehors de la ville. Je ne suis guère en revanche impressionné par les semelles gomme de type city et York. Dans le cas de la semelle York, elle est certes assez solide en général mais franchement, j’ai du mal à saisir l’intérêt par rapport à un patin.

13 réflexions au sujet de “Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les semelles en caoutchouc”

  1. Merci pour cet article très intéressant.
    Pour être tout à fait complet, il mériterait d’être enrichi par une petite section réparation. A titre personnel je me pose par exemple les questions suivantes : faut il passer par un ressemelage pour changer une semelle Dainite ? En effet, on voit des coutures mais celles-ci peuvent être decoratives il me semble (et une bonne chaussure avec semelle gomme en goodyear doit avoir une semelle cuir également, sur laquelle est normalement faite la couture avec la tige non ?) Enfin, peut on changer le seul bloc talon sur une telle semelle gomme ?
    Bonne continuation et félicitations pour la qualité de vos articles

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    • Bonjour et merci,

      Pour la réparation c’est du cas par cas, c’est pour ça que je n’en parle pas car je n’évoque que la semelle et pas l’ensemble montage/semelle.

      Pour le montage GW, la différence se joue sur la présence ou non d’une semelle intercalaire. Le montage traditionnel c’est une trépointe avec en dessous une intercalaire en cuir l’ensemble étant joint par la PP. La semelle caoutchouc est ensuite collée à l’intercalaire. Si la semelle caoutchouc est usée, on retire à la pince et on recolle une semelle. Certaines marques ne mettent pas d’intercalaire, dans ce cas c’est ressemelage complet. Autre cas de figure, certaines marques mettent une intercalaire, puis la semelle caoutchouc et cousent l’ensemble. D’autres mettent simplement une couture décorative.

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  2. Merci pour cet article qui confirme absolument mes conclusions, basées sur l’expérience (oui je suis un vieux con), concernant la durabilité des différentes semelles. En milieu urbain, semelle cuir + patin Topy c’est à la fois ce qu’il y a de plus durable et de plus facile à réparer. Après j’ai un faible pour les bottines sur semelle commando, mais ça c’est parce que je suis un vieux con qui ne se prend pas pour un zélégant. Enfin merci de confirmer également – indirectement – que les fers ne me sont d’aucune utilité, je ne suis pas un mangeur de bout mais un mangeur de talons (les quelques fers que j’ai fait poser, car c’est absolument nécessaire selon la doxa, sont comme neufs). Vieux con, plouc et faible. Mais je me soigne.
    Quant à vous, continuez comme ça.

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    • Les fers sur les talons … ce sont les parquets Versailles des rombières emperlousées qui reçoivent le rallye de leur fille qui ne vont pas aimer 😉

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