Les illusions de la demi-mesure

Avant-propos

Le mot « mesure » vous fait rêver ? Vous avez raison, la grande mesure, c’est beau. Mais si vous ne savez pas la différence entre grande mesure (bespoke) et demi-mesure (made-to-measure), il vaudrait mieux que vous restiez prudents. D’une part, ces mots ne sont la garantie de rien du tout puisque n’importe qui peut se les approprier. Ensuite, l’ambiguïté du mot sur-mesure, permet de détourner l’aura de qualité superlative désormais portée par le mot mesure. Soyons clairs : la grande mesure, c’est de l’artisanat, c’est 80 heures pour réaliser un costard et du travail à la main. Ça coûte un bras. Ou même plus, demandez à François Fillon. La petite mesure, c’est moins cher, mais comme ça comporte une bonne dose de travail à la main et que ça ne sort pas de machines roumaines, c’est pas donné non plus.
En revanche la demi-mesure, ça peut être n’importe quoi. Certes, vous avez des gens sérieux qui proposent une bonne sélection de tissus, qui savent prendre des mesures, faire des retouches et qui font fabriquer dans des manufactures avec un cahier des charges convenable. Mais, souvent, vous allez vous retrouver avec un costard thermocollé dans des tissus d’entrée de gamme.

Costume bespoke (« grande mesure ») à 395£ : l’entubage à prix plancher. Le tissu, la doublure fantaisie et « un style original » tout ça sur une feuille placardée à la fenêtre avec un petit coup de stabilo pour faire sérieux. Alléchant.
Costume bespoke (« grande mesure ») à 395£ : l’entubage à prix plancher. Le tissu, la doublure fantaisie et « un style original » tout ça sur une feuille placardée à la fenêtre avec un petit coup de stabilo pour faire sérieux. Alléchant.
La grosse machine marketing : le bon goût à l’italienne avec des bellâtres à l’œil ténébreux qui portent des tissus qui brillent dans des pubs pleines d’un second degré ou de force. Prometteur.
La grosse machine marketing : le bon goût à l’italienne avec des bellâtres à l’œil ténébreux qui portent des tissus qui brillent dans des pubs pleines d’un second degré ou de force. Prometteur.

Avec un marketing plus ou moins spectaculaire, les marques de demi-mesure tentent de vous vendre du rêve. Elles sollicitent donc les influenceurs qui ne cessent de découvrir « la nouvelle pépite aux prix très placés », et cela même si le produit est identique aux autres marques et sans éclat particulier. On voit sur la toile de jeunes influenceurs demeurés donner des conseils sartoriaux et parler sans cesse d’artayeur alors qu’ils ont porté trois costards Devred dans leur vie. Autoproclamés « experts », ils se jettent sur la demi-mesure avec l’empressement énamouré d’un écologiste face à un cassoulet au tofu. Piochant leurs fameuses « règles de l’élégance » dans les tutos anarchiques d’autres blogueurs ignares, ils singent les codes de l’élite aristo-bourgeoise de l’entre-deux guerres et vous parlent de tenue « formelle » comme s’ils portaient la queue de pie toutes les semaines. Un conseil : n’écoutez pas leurs conseils.
Il est tentant de se laisser éblouir par l’emploi des mots mesure, atelier, artisanat, art tailleur : ce sont des appâts évoquant un monde disparu, sans plus de réalité contemporaine que la queue-de-pie sus-nommée. Le petit tailleur de quartier, ça n’existe plus : les costumes sont désormais fabriqués dans des usines. Les véritables tailleurs artisanaux qui existent encore fabriquent à un niveau de prix qui ne peut pas être celui de la demi-mesure. Ou alors dans des pays lointains ou la main d’œuvre est payée comme vous n’aimeriez certainement pas qu’on vous rémunère.

Comme pour les chaussures dont vous avez entendu parler ici, il faut savoir que la plupart des marques font fabriquer dans les mêmes usines, avec un cahier des charges plus ou moins variable. Inutile de chercher à décrire la cartographie des usines : cela change fréquemment. Il y a de nombreux fabricants, que les magasins parisiens utilisent abondamment, notamment Formens (Roumanie) et Studio Tailleur (Portugal), mais il y a aussi des ateliers italiens chinois, indiens, coréens… Et puis, par ailleurs, certaines des marques qui conçoivent les patronages et les outils de vente, qui réalisent la fabrication et proposent aux magasins leurs produits, comme Munro Tailoring (Pays-Bas), fabriquent eux-mêmes dans des usines différentes.
Le problème, c’est moins l’origine que la nature des produits : vous n’avez aucune idée du niveau de prestation que chaque marque exige de l’usine. On peut vous vendre de l’entoilage, mais sans aucune garantie de sa qualité ni d’ailleurs de ce que cela désigne (un plastron en poils de cul collé sur un tissu synthétique ?). On peut vous vendre de jolis tissus pour la ceinture du pantalon mais avec une toile de renfort minable qui s’affaisse tout de suite (contrairement à une canapina de qualité avec une rigidité qui donne de la forme à la ceinture).

C’est beau, les gadgets, mais ça sert à quoi ?À donner une impression de qualité. « Impression », c’est le mot important.
C’est beau, les gadgets, mais ça sert à quoi ?À donner une impression de qualité. « Impression », c’est le mot important.

Il faut d’abord savoir qu’une boutique en demi-mesure n’est en rien une boutique de tailleur. Vous pouvez ouvrir votre bouclard sans la moindre connaissance dans le domaine : il suffit d’avoir un peu de trésorerie et l’arrogance de vouloir vous faire passer pour un arbitre des élégances. En fait, avec un grand miroir, une machine à café et des ciseaux de tailleur négligemment posé dans un coin, ça fait la blague. Si, en plus, vous avez un canapé Chesterfield, vous pouvez prétendre à recréer le Club des Cinq (José Camps, André Bardot, Di Nota, Socrate et Gaston Waltener, étendu à Max Ezveline, Claude Rousseau, Henri Urban, Francesco Smalto — oui, c’était autre chose que le club des Glandin & Mereloye, Laniero, Boggio & Cie).

Ça marche pareil qu’un restaurant : une fois que vous avez le décor, vous achetez le contenu tout préparé et vous faites un vague assemblage. Ce qui compte, c’est que le pigeon ait l’impression d’avoir bien mangé et d’être bien habillé. En général, le client est content, ou se force à l’être parce qu’il a lâché 1500 boules pour un costume fabriqué en Roumanie avec un col mal emboîté, des boutons mal alignés, un excédent de tissu sous les aisselles et les dorsaux trop serrés (exemple vécu, faut payer pour apprendre).

Le fonctionnement d’une boutique en demi-mesure est simple : on prend les mesures (plus ou moins bien) à l’aide d’un gabarit qu’on a acheté auprès d’un fabricant, on lui envoie la fiche et il le fabrique dans son atelier familial artisanal aux méthodes ancestrales usine. Les marques qui fabriquent ne sont pas les exécutants du gentil tailleur. C’est plutôt l’inverse : elles disposent de l’outil de production et proposent aux boutiques un ensemble des prestations qui vont du contenu marketing à la réalisation des vêtements en passant par le design, la gamme de produits et jusqu’à l’argumentaire que le vendeur postpubère vous refilera quand il n’est pas occupé à se branler devant des photos du Pitti avec des étoiles dans les yeux.

Parce qu’en réalité, la boutique ne sait rien faire du tout. Elle achète à peu près l’ensemble de ce qu’elle vous présente : les cahiers avec les belles images, les liasses de tissus, les gabarits, les accessoires, etc. Le fabricant fournit aussi des manuels d’aide à la prise de mesure. La prise de mesure, pour le faux tailleur qui a eu une formation de trois mois, consiste à vous faire enfiler une veste ou un pantalon en prêt-à-porter (le gabarit) et à ajuster en retirant un centimètre par-ci, par-là. Le fabricant livre un manuel avec la liste des défauts potentiels et la résolution approximative des problèmes (« si c’est trop serré là, alors relâchez d’un centimètre »). Evidemment, ce processus se fait sans que l’usine ait jamais vu le client et le vendeur qui prend vos mesures n’a jamais tenu une aiguille dans les mains et ne connaît pas forcément les contraintes matérielles de la fabrication. En général (il y a quand même d’heureuses surprises avec certaines maisons dont le personnel a pu recevoir une formation de tailleur), il n’est d’ailleurs pas du tout qualifié pour adapter un patronage à la morphologie ou la posture du client : et si le patronage est lui-même moyen, ça ne risque pas de s’améliorer.
Et ne comptez pas sur des essayages intermédiaires : il faudrait renvoyer le costume, ce qui serait coûteux. On fait au mieux, on cache les problèmes au client et, si vous avez de la chance, on accepte de faire des retouches qui seront confiées au couturier en bas de la rue. On est loin du rêve de perfection artisanale qu’on vous a fait miroiter à l’aide de photographies en noir et blanc, d’images de ruban et de craie de tailleur. Donc, vous aurez vraisemblablement un vêtement à votre taille, mais avec des plis, du mauvais goût et une absence totale de proportion.

Or, la vraie grande mesure n’a rien à voir. Ce qui différencie la grande-mesure de la demi-mesure, c’est que « grand » implique un processus vraiment artisanal, c’est-à-dire la création d’un patron correspondant à la morphologie du client et non une vague adaptation d’un gabarit préexistant. Dans la grande mesure, on fait plusieurs essayages et le travail est essentiellement réalisé à la main. La qualité de l’apiécement est sans commune mesure, ainsi que la mise en valeur de la silhouette et le cachet qui ressort d’un vêtement dont les détails ont été travaillés et non bâclés. Le prix n’est pas le même, évidemment.

Dans la demi-mesure, on peut certes choisir un croisé ou un deux boutons, tel ou tel type d’épaule, des poches plaquées ou à rabats, des boutons en corozo ou en imitation corne : les décisions paraissent infinies et, pour le débutant qui ne s’était jamais posé ces questions, cela parait le summum de la personnalisation, le vêtement unique, l’originalité absolue. Rendez-vous compte, vous pouvez même choisir une doublure avec des motifs rigolos ou une ceinture intérieure de pantalon avec un tissu fantaisie. Seulement, voilà, si l’on vous propose les gadgets et tout ce qui est standardisable, tout ce qui relève véritablement du style du vêtement n’est pas abordé. De coupe, il n’est jamais question.
Car le patronage qui sert à faire les costumes de tous les clients ne changera pas. S’il vous venait l’envie de descendre le niveau du cran, la ligne de l’anglaise, de modifier l’aplomb de la manche, l’orientation de la couture d’épaule, le dessin du revers, vous vous trompez d’adresse. Tel tailleur en ligne vous propose un bas de pantalon « étroit-moyen-large » : ça c’est de la mesure précise ! Votre posture, la taille des mollets, la morphologie de la jambe ? Bof, du moment que ça rentre. Quant à réclamer un pantalon à taille haute, une fourche et des montants confortables, vous n’y pensez pas, on n’est pas tailleur, non plus. Une pince ou deux, on peut, mais faut pas pousser plus loin.
Cependant, les modifications liées à la réalisation du vêtement sont parfois prévues dans les manuels des fabricants, mais il n’y a guère de vendeurs qui soient capables de juger de l’emmanchement (qui peut pourtant être monté ou descendu) ou de détails que l’usine devra prendre en compte à distance. Les documents proposés par les marques / fabricants ont pour raison d’être le fait même que les vendeurs des magasins ne soient pas des tailleurs puisqu’ils expliquent comment identifier et corriger des défauts dont un tailleur compétent n’aurait pas besoin d’être averti. On trouve donc des outils spécifiquement conçus pour permettre à des vendeurs de magasin de se former à la prise de mesure, au repérage et à la correction des défauts. Ces documents, souvent bien réalisés, servent à minimiser les défauts les plus criants, mais ne remplacent pas une véritable formation tailleur. L’écart entre la demi-mesure et la grande mesure est donc, au fond, que le client à affaire, dans le premier cas, à un vendeur et dans l’autre, à un tailleur.

Consignes de base pour savoir comment mesurer la taille d’un pantalon. Les fabricants semblent savoir à qui ils s’adressent alors ils les prennent par la main…
Consignes de base pour savoir comment mesurer la taille d’un pantalon. Les fabricants semblent savoir à qui ils s’adressent alors ils les prennent par la main…
L’identification des problèmes par les documents du fabricant, même décrits en détail, nécessite un œil, une capacité de jugement et une expérience qui ne sont pas forcément entre les mains du vendeur.
L’identification des problèmes par les documents du fabricant, même décrits en détail, nécessite un œil, une capacité de jugement et une expérience qui ne sont pas forcément entre les mains du vendeur.

Fondamentalement, le fait que la prise de mesures et la fabrication soient dissociées constitue un problème que certains magasins parviennent à résoudre assez bien, s’ils ont des vendeurs expérimentés, et que d’autres choisissent de régler par l’approximation. Un magasin en demi-mesure qui compliquerait trop les possibilités relevant de la coupe, prendrait le risque d’erreurs plus nombreuses. S’il acceptait trop d’essayages avec des retouches, il y laisserait sa marge. L’intérêt est donc de vous faire croire que tout va bien. De toute manière, le vendeur ne voit pas non plus les défauts, alors tout le monde il est content et la vie est belle. Pour une description des catastrophes, reportez-vous à un article précédent. Et puis, bon, le costume s’adresse en général à quelqu’un qui va à un mariage et qui le portera avec des chaussures pointues.

Expérience personnelle chez une marque qui prétend que « Italians do fit better » : avec la même prise de mesures ( !), une veste de costume aux manches trop longues et un manteau aux manches trop courtes et trop serrées et à la jupe trop courte : et impossibilité de corriger en relâchant la largeur de la manche faute de tissu à l’intérieur (ils coupent au plus juste). L’aplomb douteux du croisé, la cassure au milieu du revers sont d’autres péripéties stylistiques qu’on ne s’imagine pas devoir avaler quand on commande de la demi-mesure en croyant aux miracles. Sans parler du beau costume bleu désormais immettable parce qu’il cloque de partout malgré un supposé entoilage « en crin de cheval cousu en utilisant la technique de la picchiettatura avec une aiguille en crochet appelée rostriglione » : j’avoue, à l’époque, j’y ai cru. Mais, bon, à l’usage, quand un tissu fait des bulles, ça sent le thermocollé, quand même, non ?
Autre expérience d’une grande marque italienne de prêt-à-porter proposant un service de demi-mesure : un trois-pièces convenable, mais avec un pantalon fuselé et à taille basse qui rend l’ensemble complètement déséquilibré.

Mais pour vous refiler une illusion, la boutique doit s’appuyer sur le marketing. Le fabricant est donc susceptible de fournir à la boutique des catalogues présentant les tissus, les modèles de vêtements et recommande de « booster les ventes » en mettant en avant ses produits de saison. Régulièrement la boutique se fait harceler par la retape du fabricant qui lui enjoint de fourguer des manteaux déperlants l’hiver, des chemisettes affreuses l’été, des sneakers de merde toute l’année — mais attention, sur-mesure, hein. Du moment que vous pouvez ajouter vos initiales ou faire broder un petit cœur, ça montre que vous n’êtes pas un pégreleux comme les autres.
Parmi les outils marketing, des tenues complètes sont proposées avec le bon goût d’Italiens d’école de commerce (ou de droit). La boutique reçoit les images qui sont censées être « inspirantes » et paye un supplément pour les personnaliser avec son logo. Bon : il y a des dizaines d’autres boutiques avec les mêmes images, le même superbe costume de mariage « pour être élégant en toutes circonstances »… et les mêmes arguments. Certains fabricants fournissent aussi un petit cours d’histoire du vêtement — enfin, « histoire », c’est surtout des clichés lapidaires qu’on trouve sur internet, c’est pas Fernand Braudel — voire une présentation d’un tisserand : on fournit au magasin le narratif clé en main (« une maison historique soucieuse de l’environnement, fidèle aux méthodes de fabrication authentiques »). Dans ces documents, le détail le plus anodin reçoit un nom technique pour bien épater le gogo : la couture des jeans, c’est plus classe quand le vendeur vous dit que c’est un point de chaînette… On ira jusqu’à créer une différence entre modèles « standard » et « sartorial » : on rajoute une surpiqûre, une poche monnaie et un point d’arrêt avec une couture fantaisie et votre jeans, pourtant parangon de la banalité, devient le sommet du graal du paroxysme de la sophistication intemporelle de l’artayeur.

Ces fabricants peuvent aussi vous proposer une gamme en prêt-à-porter : le magasin compose ainsi un vêtement d’après les possibilités offertes par l’atelier et est obligé de commander un certain nombre de pièces à la taille pour que cela soit rentable. On perçoit bien la finalité des fabricants qui est, au fond, de rentabiliser la production en limitant les complications. La tendance est d’ailleurs chez ces enseignes à proposer, à côté de la mesure, de plus en plus de pièces casual — pulls, jeans, vestes de travail — ce qui contredit la vocation de la véritable mesure laquelle repose sur la précision de la coupe pour mettre en avant la silhouette. Le vêtement casual, par définition, n’a pas pour mission de travailler des tissus nobles et de construire une prestance morphologique. On remplace donc la précision du travail de tailleur par la personnalisation industrialisée (oxymore, oui, oui) destinée à flatter le client qui veut acheter haut de gamme et pouvoir dire « mon tailleur ». Le costume sur-mesure n’y est plus alors qu’un produit parmi les autres qui sert à promouvoir une image de marque fondée sur une forme de distinction.

L’art tailleur ou la personnalisation ?… Tout ça pour finir par s’habiller de manière banale avec des pièces ne faisant pas appel au savoir-faire tailleur.
L’art tailleur ou la personnalisation ?… Tout ça pour finir par s’habiller de manière banale avec des pièces ne faisant pas appel au savoir-faire tailleur.

Conclusion

Le mieux pour ces magasins est de parvenir à vendre aussi des pièces qui relèvent du prêt à porter puisqu’elles ne dépendent pas de la mesure : écharpes, bonnets, sneakers, accessoires divers : là, au moins, impossible de se planter dans la prise de mesure. L’idée est de vous habiller « des pieds à la tête » en vendant de la « personnalisation » (custom) : ce n’est pas un hasard si le terme commence à se substituer à l’idée de mesure qui renvoie trop à l’idée d’une perfection tailleur qui, au fond, n’est pas l’objet de ce processus.

En définitive, l’avantage de la demi-mesure, c’est de choisir son tissu et les détails de son costume. C’est à peu près tout. Sinon, pour la mesure proprement dite, le style, la coupe, on se demande s’il ne vaut pas mieux une bonne retouche sur de la seconde main…

Marques recommandables à Paris : Les Francs-Tireurs (conseiller compétent), Artling (qui possède sa propre usine), Jean-Manuel Moreau (petite mesure réalisée par Orazio Luciano et pantalons faits main par Alberto Voglio), Atelier de Luca (petite mesure). Scabal, Maison Pen et Clotilde Ranno ont fait des choses bien.

39 réflexions au sujet de “Les illusions de la demi-mesure”

    • Un très bon billet, juste dommage que les exemples soient illustrés avec de l’anglais. Moi l’exploit de base pas comprendre cette langue étrange.

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  1. Très bon article qui remet les choses à leur place. Pour avoir longuement discuté avec de nombreux apprentis « tailleurs », il est assez drôle – ou dérangeant – de voir à quel point il n’y connaissent rien.

    Pire, il ne semblent pas comprendre que l’utilisation d’un jargon qu’ils ne maîtrisent pas est pathétique. Au mieux, ils croient connaitre la différence entre une laine S120 et une laine S130. Au pire, ils ne savent pas ce qu’est la laine. Mais bon, ça flatte l’égo des gens qui vont se la péter au boulot en vantant les mérites de leur super costume sartorial SVP made in…….(ils ne la savent pas) et ça, les super conseiller-mesure savent très bien le faire ! D’ailleurs, l’utilisation du terme Conseiller-Mesure est louche. Au final, on a plus affaire à des boutiquiers tout droit sortis d’écoles de commerces qu’autre chose.

    Par contre, cet enfumage est assez problématique car on n’est pas loin de l’arnaque. Vous avez très bien fait le tour des problèmes rencontrés dans ces « maisons » (on va dire marques) et je suis sûr qu’il y en a d’autres. Bonne continuation !

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    • Autre chose assez ridicule, c’est de savoir que tous ces apprentis tailleurs ne viennent même pas de la filière textile et ne sont formés que pour bien recracher leur business model. La rhétorique sartoriale fonctionne bien. Par contre, comme indiqué, quand il faut parler technique de montage, il n’y a plus personne. (désolé pour la réponse à moi-même, je viens d’avoir un flash)

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  2. Quid d’Ardentes Clipei et Scavini s’il vous plait ?

    Ce qu’il faudrait c’est que For Men en Roumanie donne un accès direct aux particuliers…
    Je me demande quelle est la marge des intermédiaires…

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    • Scavini :

      Je demande une veste semi-entoilé, je me retrouve avec du thermo (confirmé par bon de commande usine avec qui je suis en contact).

      Prix d’achat 300, prix client 1000€

      Scavini mange bien ! Les rdv sont expédiés et les vendeurs antipathiques.

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  3. Merci pour ce nouvel article et heureux de constater que l’équipe de Sartorialisme s’agrandit (et n’en perd pas pour autant sur côté corrosif).

    Si je suis en total accord avec le propos tenu tout au long de l’article, mais je suis plus sceptique sur les recommandations. Que ce soit les Francs-Tireurs ou Clotilde Ranno, il suffit de voir la tête des costumes qu’ils affichent en guise de marketing pour se convaincre que SuitSupply n’est pas si mal finalement. A titre personnel, je jetterai davantage mon dévolu sur Ardentes Clipei ou Scavini.
    De même, très surpris de voir apparaitre Atelier De Luca (c’est cher et souvent moche, Cf : les photos dans Dandy Magazine où l’enseigne est applaudie alors que l’absence de bon goût crève les yeux). En revanche, Jean-Manuel Moreau (c’est cher, mais sublime ! JMM lui-même est d’un style redoutable, sobre et parfaitement senti).

    Quoi qu’il en soit, vive Sartorialisme, c’est un immense plaisir de vous lire à chaque fois !

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    • Voir, voir, t’as touché le produit que tu critiques au moins ? Se contenter de regarder, surtout au travers d’un écran, c’est bien de la flûte.

      Ayant été client des Francs Tireurs, d’Ardentes Clipei et Scavini, les Francs Tireurs n’a rien à envier aux deux suivants, bien au contraire. Clotilde Ranno, je ne connais pas, je n’en parle pas.

      Bel article bien mené, incisif comme on aime. A suivre avec intérêt !

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      • Dave,

        Restons cordial et discutons plutôt du fond si vous le voulez bien.

        Pour vous répondre : L’observation serait de la flûte ? La présence de plis marqués sur les épaules (car vraisemblablement trop ajusté), l’alignement douteux de boutons par rapport aux poches (avec très souvent un boutonnage actif placé bien trop haut), et plus rarement de jolis collar gap, sont des éléments visuels qui me semblent recevables. L’enseigne n’est pas responsable de tous les défauts car le dit défaut peut être demandé volontairement par le client (notamment l’ajustement trop près du corps), mais pour avoir vu passer un grand nombre de leur réalisation, je ne me délesterai par de 1.500 balles pour faire un test grandeur nature.

        Concernant Clotilde Ranno, la prestation réalisée pour Valery (aka Jamais Vulgaire) me laisse pantois … (lien : https://jamaisvulgaire.com/trouver-son-style-blog/marque-de-vetement-homme/test-avis-clotilde-ranno-costume-petite-mesure-naples/)

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        • « Touché », pas « acheté ». Un cliché ne reflète en rien la qualité d’un produit.

          Tous les griefs énoncés sont trouvables chez les salons MTM cités. Même Michael Browne parfois sort des vestes avec un « défaut » d’alignement.

          Tu ne peux pas demander de la cordialité quand tu t’abaisses à de la critique de la sorte. Qu’on soit bien d’accord, j’aurais eu la même position si tu avais tenu ces propos sur Scavini ou Ardentes Clipei. Les frères de Luca ont grandi entre des liasses de tissu et des pièces de très haute volée. Au-delà d’être tous deux des personnes littéralement exceptionnelles dans ce milieu par leur bonté, ils savent ce qu’ils font. Là encore, faut-il encore s’être donné la peine de quitter le confort de la vie numérique et de pousser la porte de leur atelier, ils sont très accueillants.

          Bref, encore un commentateur en t-shirt / caleçon pseudo expert autoproclamé qui déverse son fiel de ce qu’il ne se donnera jamais la force de connaître IRL et d’éventuellement acquérir.

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          • Je me permets d’insister à nouveau, restez courtois.

            Je trouve votre réponse peu constructive. Ai-je mentionné les frères de Luca ? Non. Ai-je dit que j’étais un expert possédant la vérité absolue ? Non. Pourquoi donc faire une grande tirade sur ce que je n’ai pas écrit ? Je vous rassure, je suis un simple passionné qui partage son avis avec toutes les limites qu’il contient. Ni plus, ni moins. Maintenant avançons.

            Il me semble que vous ne faites pas l’effort de comprendre les points que je soulève. Je ne parle pas de petits loupés anecdotiques (qui seraient tout à fait légitimes), j’évoque ici des costumes objectivement ratés. Comprenez moi bien, à ces niveaux de prix il devient légitime d’être exigeant. Qu’un costume SuitSupply boutonne 15cm au dessus du nombril soit, mais qu’une pièce réalisée en MTM (surtout vu le cirque que font toutes les maisons pour se proclamer experte dans le sur-sur-sur-mesure), c’est inacceptable. Il en va de même pour les pantalons qui plissent à tout va, ce n’est pas recevable pour des maisons qui prétendent avoir le compas dans l’œil.
            Ce qu’il y a de plus choquant c’est probablement de voir le « tailleur »/« vendeur » satisfait et laisser repartir le client avec un accoutrement à peine mettable alors que le dit client aura investi un smic dans cet accoutrement déplorables.

            C’est moche de pointer du doigts mais puisque ça semble nécessaire quelques Exemples :
            1) https://depiedencap.leforum.eu/t19901-Les-Francs-Tireurs-Demi-mesure.htm
            2) Évidemment avec le #Bespoke #Luxury, grotesque ….
            https://twitter.com/clotilderanno/status/1289569333081829377?s=46&t=fTM3dAKC8S9Us2Z4Pc1h7g
            3) Est-ce qu’on aime ce look ? Seigneur tout puissant, un smic pour ressembler à ça …
            https://twitter.com/clotilderanno/status/1123481185001377798?s=46&t=fTM3dAKC8S9Us2Z4Pc1h7g

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            • Une fois encore, je ne parlerais pas de Clotilde Ranno, je ne connais pas, même si objectivement, ces deux exemples que tu présentes sont ratés.

              En revanche, tirer une conclusion générale des compétences d’une boutique sur un exemple datant de 2014, c’est grotesque. Là encore, se déplacer en boutique, voir les produits, demander plutôt que d’écrire des choses qui n’ont plus court (à toutes fins utiles, nous sommes en 2022, donc 8 ans plus tard), ce serait bien. Il a appris de ses erreurs, comme bien d’autres conseillers mesure. Et pour y être client, je n’ai jamais vu passer des trucs du genre, sinon je n’y mettrais pas les pieds.

              Enfin, « De même, très surpris de voir apparaitre Atelier De Luca (c’est cher et souvent moche, Cf : les photos dans Dandy Magazine où l’enseigne est applaudie alors que l’absence de bon goût crève les yeux). », ce sont bien des propos que nulle autre pseudo que le tien a tenu.

              Bref, d’abord aller voir, apprendre, comprendre, se faire un avis avec les pièces dans les mains. Ensuite seulement se permettre de tenir des propos négatifs sur des compétences et des exemples actuels. Et surtout, « payer pour apprendre », l’auteur de l’article a parfaitement raison. Ça c’est une démarche honnête.

              Je fais partie des clients qui n’ont pas eu de bons rapports avec une enseigne qui objectivement fait quasiment à chaque fois de l’excellent boulot. Avec moi, ça n’a pas collé. Par respect pour le business de cette boutique, je n’en parle pas sur le net, trop facile de tirer sur le gagne-pain d’un homme à l’abri de son pseudo.

              Je suis certainement dur avec toi, parce que ta démarche de critique sur la seule base de ce que tu as vu sur une image qu’on a bien voulu mettre en ligne ne me plaît pas du tout, mais certainement pas malhonnête.
              Si tu trouves ton bonheur chez SuSu, c’est cool, je suis sincèrement heureux pour toi et j’espère que tu continueras à aimer ce que tu portes. Mais contente toi de parler de ce que tu as dans les mains.

              A toutes fins utiles, je ne bosse pas chez les Francs Tireurs.

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              • Toutes mes excuses pour avoir mentionné Atelier De Luca, c’est une grosse erreur de frappe de ma part (je ne peux malheureusement pas modifié le commentaire), je m’en rends compte en me relisant que ce n’est pas cette maison que je souhaitais mentionner. Donc je me répète, je suis sincèrement désolé car je ne connais pas les deux frères (et je suis entièrement d’accord sur le fait qu’il ne s’agit pas de casser du sucre gratuitement sur le dos de chaque maison).

                Par ailleurs, je veux bien croire qu’Yves s’est considérablement amélioré entre ses débuts et ses productions actuelles (tant mieux pour les clients) ! Mais je maintiens mon propos qui a vocation a apporter la contraction aux éloges tenues précédemment. Car quand bien même il s’est amélioré, il a quand même laissé sortir des choses vraiment pas convaincantes de son atelier, c’est ainsi. L’acheteur potentiel à le droit savoir qu’il y eu des productions plus malheureuses que d’autres.

                En revanche, je suis en désaccord avec l’idée qu’il faut « payer pour apprendre ». Si nous (je m’inclus pleinement dedans) nous laissions guider par notre intuition, nous aurions probablement gaspiller plusieurs mois de salaires en se laissant happer par le marketing dégoulinant des mauvaises maisons de sur-mesure. Heureusement que des blogs comme celui-ci, et bien d’autres avant, existent pour guide la décision. D’autant que nos budgets ne sont pas extensibles, on ne lance pas 10 costumes en demi/petite/grande mesure à l’année. Et comme le coût d’entrée dépasse souvent le millier d’euros, ça fait cher le prix de la découverte. Je trouve que le retour d’expérience (en quantité suffisante pour éviter les biais de sélection) sont très précieux.

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    • Merci,

      Une simple précision, le site est collaboratif et bien qu’il y ait une ligne éditoriale commune chaque rédacteur a le droit d’exprimer ses opinions. Il existe d’autres articles avec des positions différentes. C’est ensuite au lecteur de se forger une opinion en fonction de ses compétences et de ses goûts.

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  4. En ce qui me concerne, je ne parlerai pas d’illusion mais d’imposture.

    En effet, le simple fait que certaines personnes travaillant pour ces « maisons » se définissent comme « tailleur » (oui oui!) relève du mystère ou du marketing.

    Que cette prestation existe, soit. Après tout, comme cela est bien dit en conclusion de l’article, la possibilité d’obtenir un costume personnalisé, en choisissant la couleur et le motif de l’étoffe est en soit une idée fort sympathique pour qui souhaite éviter le PAP basique (quoi que l’on peut trouver son bonheur en cherchant bien). Mais que ces gens se permettent, contre toute forme d’honnêteté, de prétendre être tailleur, cela relève plus de l’enfumage qu’autre chose. Vous me direz « c’est le marketing qui veut ça et ça fonctionne ! ». C’est vrai.

    L’emballage est comme souvent très beau mais les responsables n’iront pas plus loin et ne vous diront pas ce qu’il se passe dans les usines de confection. Ils préféreront utiliser un jargon à la mode qui sonne doux aux oreilles des néophytes : atelier, art tailleur, sartorial, artisanat, fait-main, maître tailleur, entoilage, Savile Row, sprezzatura..etc..etc. Vous connaissez la chanson.

    Le problème, c’est que ces « tailleurs », qui n’en sont pas, ne sont souvent pas capables de comprendre ce qu’ils font. La prise de mesures, très aproximative, n’est d’ailleurs qu’un ultime artifice pour « faire genre ». C’est pour cela que le résultat est souvent de piètre qualité. Il y a souvent des trucs qui clochent : colar gap récurent, pantalon trop serré en bas, veste étriquée, proportion de la veste louche, et j’en passe. Tout cela part d’un prise de mesure très approximative. Je pourrais aisément balancer toutes les idioties entendues de la part d’un responsable d’une maison de demi-mesure à ce sujet, c’est édifiant !

    J’ai été client en demi-mesure mais après avoir passé du temps avec des artisans, des tailleurs, je me suis vite ravisé sur le sujet. Il y a des maisons qui font un travail de qualité et qui jouissent d’un savoir-faire. Je pense à Scavini que beaucoup ont évoqué. JM Moreau semble également être qualitatif. Sinon, quid du MTO (Made to Order) ? On peut se faire un beau costume personnalisé sans passer par une prise de mesure qui peut être risquée. Je pense que c’est une bonne alternative.

    Bref. Continuez à écrire sur le sujet. Vos articles sont bonne source de lecture !

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    • D’accord avec cette réponse. J’ai été client chez des vendeurs (des « maisons ») de demi mesure. J’ai toujours été tr§s déçu. Et quand je regarde les photos, je me demande encore comment ils ont osé me laisser sortir de leur boutique ainsi vêtu…dès 2007, j’ai testé Michel, le tailleur/modeliste (très sympa au demeurant) qui était encensé par tout DPEC, pour me retrouver avec des vestes importables au boutonnage trop haut, puis Scabal (House of) avec de jeunes commerciaux qui étaient tout sauf tailleurs. Très sympas aussi, mais idem, en termes de confection, les vestes correspondaient à un bas/moyen de gamme PAP et les coupes étaient improbables et sont importables aujourd’hui. Il faut payer pour apprendre. c’est évident.
      Aujourd’hui, je pense que rien ne vaut un PAP haut de gamme (neuf ou seconde main) retouché par un bon couturier. La demi mesure c’est un truc trop dangereux pour les débutants. Entre la coupe « ajustée » et la tentation de la doublure rouge, des revers trop larges et des tissus carreau fenêtre mal négociés…

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      • En effet, ce sont bien « des vendeurs » qu’il s’agit. En réalité, ils n’ont rien de tailleur comme je l’ai dit, ni même de « conseiller-mesure » comme ils aiment être appelés à présent. Ils ne font que recracher bêtement un processus qui leur a été appris sans en connaître les dessous techniques ce qui, une fois de plus, pose problème quand il s’agit de prendre des mesures correctes ou même de donner un conseil sur la coupe. Ces conseiller-vendeurs ne proposent finalement que ce qui est à la mode. Mais comme vous l’avez bien souligné, le débutant néophyte, que nous avons tous été à un moment, se fait prendre au piège.

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  5. Merci pour cet article, et pour l’ensemble de votre travail d’une manière générale. C’est toujours très instructif et plaisant à lire.

    Que pensez-vous de la marque Pini Parma ? La conseilleriez-vous pour des débutants/petits budgets ? Et sinon, quelles marques de prêt à porter/demi mesure conseillez-vous dans cette gamme de prix ?

    En vous remerciant.

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    • Hello NB.

      Je suis client chez Pini depuis pas mal d’années maintenant. Je n’ai jamais été déçu. Leur coupe de veste est sympa, les pièces de qualité même si les boutons pourraient être un peu mieux cousus. Attention aux pantalons qui sont un peu étroits est très fuselés en bas.

      Pini propose également un service de Made To Order très facile.

      Bien cordialement.

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  6. Beaucoup de porte ouverte enfoncée ici, mais il est parfois bon de répéter certaines choses, la preuve on voit cela trop souvent et partout encore.

    Ce qui est le plus frappant en passant de la demi-mesure à la grande mesure, c’est que tout à coup on saute toutes les étapes bateau, de personnalisation inutile, du type couleur du sous col, couleur de fil etc…. Au final, tu vas chez ce tailleur pour son style et c’est ce qu’il délivre parfaitement, multipliant les essayages si besoin.

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  7. Merci pour cet article très intéressant et complet. Je rejoins quelques commentaires sur les recommandations des tailleurs qui me semblent répondre aux critiques de l’article pour l’aspect pompeux de l’ « art tailleur ».
    J’ai testé un costume chez Ardentei Clipei et j’ai été plutôt déçu du résultat, bien que l’expérience en boutique était plutôt très bon et le responsable a l’écoute.

    Je suis également allé dans d’autres boutiques de demi mesure mais là aussi, on nous bassine de tous ces gadgets qui sont si futiles sans se concentrer véritablement sur le style et la coupe.

    Depuis 3 ans je fais mes costumes chez Husbands en demi mesure, et je dois reconnaître que je suis vraiment satisfait. Ils vont en effet droit à l’essentiel, c’est à dire la coupe. C’est chic et nuancé, ce que je reproche à la plupart des autres qui te proposent des pantalons à 3 pinces, pensant que plus il y en a et mieux c’est. Husbands s’intéresse à la proportion avec un pantalon incroyable en terme de coupe. Avec eux, je porte le costume presque tous les jours, parce qu’on a pas l’impression d’être tiré à 4 épingles, qu’il y a un côté très rock dans leur style, et qu’on est loin du ridicule des jacomet’s fan avec leurs revers aussi longs que le tunnel du mont blanc.

    PS: je ne suis pas un employé de chez eux 🙂

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    • Je me permets de répondre à ton commentaire.

      Je me posais la question justement de Husbands chez qui je viens d’acheter un costume. Entièrement d’accord avec ce que tu dis et j’ai trouvé l’accueil particulièrement chaleureux.

      Le jour de mon achat, j’avais fait un saut chez JMM où l’on rentre dans un endroit vraiment exceptionnel : que ça soit JM ou NP, l’accueil est vraiment de qualité mais il est vrai que ça a un prix, à partir de 2.600 € si mes souvenirs sont bons.

      Je rejoins enfin l’auteur du texte sur le fait qu’il faille « payer pour apprendre ». La preuve en est la chronologie de mes achats :

      Jonas&Cie (très moyen) > Cadot (très bien) > Husbands

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      • Bonjour,

        Je me permets de vous remercier, ainsi que Rafistick, pour avoir évoquer Husband que je ne connaissais pas. Les costumes semblent avoir un cachet qui me plait bien. Les revers sont un poil trop larges pour moi mais comme souvent, il faudra voir porté.

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        • Entièrement d’accord avec toi. Mais ils ont deux types de revers dont un beaucoup plus raisonnable que j’ai choisi, pour moi c’est parfait.

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          • Alors petite indication concernant mon premier costume que je viens de recevoir après deux déplacements à Paris :

            Colis de taille moyenne, costume plié grossièrement sans housse de protection ni cintre. Pour une pièce à 1.500 €, ça fait mal…

            J’espère que c’est une erreur de leur part !

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    • Bonjour,
      Ardentes Clipei et Husbands sont les deux marques qui me font le plus de l’oeil pour éventuellement passer à un produit de meilleur qualité que SuitSupply (chez qui, après quelques essais, je parviens à obtenir des pièces raisonnablement à mon goût).

      Pourriez-vous décrire plus en détail qu’est-ce qui vous a déçu chez A.C. et que vous avez trouvé chez Husbands ? Je serais très intéressé d’avoir le détail de votre expérience. Merci d’avance !

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  8. Bonjour,

    Je ne sais pas si certains ici ont déjà testé les costumes d’Alexis Déjardin à Lyon, mais j’avais été
    pour ma part très agréablement surpris. Après une première expérience chez Scabal où la prise de mesure et les retouches avaient été expédiées, la prise de mesure chez lui avait été particulièrement soignée (et longue) puis les retouches après le 1er essayage assez substantielles (une manche complètement démontée et remontée). N’étant pas un expert non plus dans le domaine, si quelqu’un pouvait confirmer qu’il fait un travail sérieux.

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    • Bonjour Mathias, je suis Lyonnais moi aussi. as-tu testé le travail d’Alexis Déjardin en petite ou en grande mesure ? Perso je cherche à me faire faire un costume en demi mesure car je n’ai pas le budget pour de la grande mesure.

      Répondre
  9. Bonjour,
    Merci pour cet article

    J’ai récemment commandé une première chemise en demi-mesure, chez un tailleur qui propose notamment de la petite et grande mesure. J’ai opté pour ce tailleur car je me suis dit qu’un tailleur proposant de la grande mesure doit savoir mieux s’y prendre niveau mesures qu’un vendeur pour de la demi-mesure.
    Bonne idée pensez vous ?

    Tailleur de province, plus ou moins le seul sur la ville… Je fais un test pour une première chemise et peut être que j’y commanderais la majorité de mes habits si cela se passe bien

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  10. Pour votre plus grand plaisir et également appuyer la plupart de vos dires (je suis plus réservé sur certaines maisons qui sont vraiment pas mal).

    Voici le résultat du costume numéro 1 livré par Lanieri. Biensur, il a été entièrement refait. Mais après quelques ports, il y’a toujours qqch bizarre dans le mouvement que fait le tissu par rapport à mon corps. Ça vrille ici et la. Bref, première et dernière fois. Le prix est bien placé comme dirait l’autre, mais le rendu l’est beaucoup moins.

    Mes costumes PaP me vont bien mieux. La coupe est vraiment mieux travaillée. Les proportions sont maîtrisées, même si ce n’est pas parfait. Mais vers 600-800€, qui peut attendre des choses parfaites…

    https://assets.borasification.com/original/3X/b/c/bc963b459de35befbcf737959f8309f4c44159e3.jpeg

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  11. Bonsoir Philippe,
    L’essentiel est plutôt bien. Seulement, les manches sont mal coupés, avant montage. Cela ne peut pas se solutionner en retouche, il faut refaire les manches. Allez-voir un bon tailleur afin qu’il essaie de diminuer les plis. Ils se voient plus à votre droite, car votre épaule est plus basse et appuie au niveau de l’emmanchure.

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    • Bonjour,

      Je vous rejoins là dessus. L’aplomb de la manche est raté. Le patronage n’a peut-être pas été correctement modifié selon la posture du client. Je n’en suis pas certain mais il peut également y a avoir un excès de matière. Il est possible de retoucher la manche mais il faudrait le faire à partir du patronage ce qui sera compliqué pour le retoucheur en question qui n’a pas accès à celui-ci. Il faudra démonter complétement la manche quoi qu’il arrive.

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      • Je vous rassure, le costume a été repris niveau manches. C’est beaucoup mieux maintenant. Il n’empêche, je vais le mettre en vente, je ne me sens pas à l’aise dedans. En tout cas, mon expérience demi-mesure a été mauvaise, trop d’allers retours et d’essayages, pour un résultat médiocre. Le “fait en Italie” n’est en aucun cas une assurance qualité. Il y’a beaucoup de mauvais tailleurs, partout.

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        • Vous avez complétement raison et comme cela a déjà été dit à maintes reprises sur les différents articles postés ici, la mention Made in Italy n’est pas gage de qualité. Les ouvriers qui travaillent dans ces ateliers italiens ne font, peut-être, rien d’autre que de la qualité proche du Made in China (qui peut être de bonne facture si ça se trouve). C’est quand même dommage d’avoir dépensé un certain budget pour une qualité médiocre (cela m’est également arrivé). Il doit certainement y avoir de belles maisons de demi-mesure mais au vu des retours ici mais aussi sur d’autres forums, l’expérience semble risquée. Comme quoi, un très bon PAP, ou un Made to Order par exemple, reste un bon moyen d’avoir un costume personnalisé sans la frayeur de la prise de mesures.

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  12. Attention à ce qui est dit sur Internet. Beaucoup jouent sur les mots. Entre “savoir-faire Français” ou “style Made in Italy”. Aucune réglementation, et peu de personnes qui s’y intéressent réellement.
    Certains ont fait le choix d’Ateliers moins réputés, plus loin, moins cher. Non pas par passion, mais par business. Voilà ici le départ de la déception que certains peuvent rencontrer.
    Aussi, le monde du sur-mesure requiert de l’expérience. Que l’on soit Tailleur ou non, ce n’est pas un gage de qualité. On apprend en réalisant des costumes sur des morphologies complexes. En essayant de comprendre et en visualisant le vêtement, en ayant “l’œil”. On apprend aussi beaucoup auprès des couturiers, sans avoir besoin d’en être un. L’essentiel est de savoir comment le vêtement va vivre : suivant le type de tissu, le type de montage, le type de morphologie.
    Concernant Lanieri, il est possible que le patronage initial ne prennent pas en compte toutes les altérations. Ok pour les épaules, basses ou hautes. Mais plus compliqué pour les épaules en avant, qui concernent pourtant 99% des hommes et des femmes.
    Peut être se rapprocher d’une marque qui ne propose que du sur-mesure ?

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